vendredi 18 mai 2012

Une journée d'atelier d'écriture

J'ai testé récemment avec une amie une journée d'atelier d'écriture. Lorsque je m'y était inscrite, ma mère m'avait grondée "Tu verras, tu risques d'être déçue." J'étais intriguée qu'elle me dise ça.
J'étais contente d'y aller car au moins, cela me "forcerait" à reprendre la plume. Cela faisait des semaines que je n'arrivais plus à écrire que de petits paragraphes par-ci par-là, trop rapidement avortés. Là au moins, de 10h à 17h, j'étais supposée ne me consacrer qu'à ça. Finies les fausses excuses, j'avais une journée entière dédiée à l'écriture, et l'idée me plaisait bien. Nous sommes donc arrivée dans un lieu assez improbable, en plein coeur de Paris, dans un immeuble complètement biscornu avec des poutres et des marches un peu partout : j'avais l'impression de pénétrer dans le Paris du Moyen-Âge. Dans une minuscule pièce, nous étions 15, tassés sur nos chaises, autour d'une immense table qui prenait toute la place. L'animatrice ne nous a pas dit bonjour, un point de moins pour elle. Peut-être nous trouvait-elle jeune, peut-être était-elle préoccupée, peut-être était-elle ailleurs, peut-être était-elle odieuse. Allez savoir.
On a fait un tour de table, chacun expliquant sa motivation à être là et ses attentes. C'était bien, car il y avait des gens de tous âges, qui venaient de différents milieux et avaient chacun une relation différente à l'écriture. Une passion commune néanmoins : la lecture.
La matinée allait être sur le thème de la mémoire d'un lieu. L'animatrice nous a lu quelques textes décrivant des lieux, Nathalie Sarraute notamment. Nous avons du, pendant 30 minutes, écrire à la première personne sur un lieu dont nous nous souvenions. C'était court, beaucoup trop court. Ma plume s'est déliée, j'ai écris des pages et des pages, je n'aurais plus voulu m'arrêter. Mais quand elle a sonné la fin du temps, c'était comme une douche de frustration. J'aurais voulu relire mon premier jet, corriger, ré-écrire. Mais non, ça ne marche pas comme ça. Un à un, nous avons lu nos texte. C'était incroyable de diversité de narration, de sensibilité, de cohérence. Chacun y avait mis de soi et cela se sentait. Peu à peu, je me suis mise à détester mon texte. Je ne voulais pas le lire après ça, devant tout le monde. Mais il fallait, et j'ai combattu ce démon intérieur, cette sale bête qui voulait me rabaisser, et je me suis jetée à l'eau. Reprise trois fois par l'animatrice car je lisais trop vite, moi qui déteste parler en public devant des inconnus, c'était dur, éprouvant. J'aurais voulu me cacher sous terre, c'était étonnant comme sensation, car c'était une grande première pour moi. J'avais l'impression qu'on m'avait retourné la peau, que j'étais exposée, sans défense. Se livrer à un public devant soi, ce n'est pas comme un blog, parce qu'on voit la tête des gens quand vous leur dévoilez quelque chose d'intime.

Lire les texte a pris tant de temps que trois personnes ont du attendre le retour du déjeuner pour lire le leur. Une heure de repas, l'animatrice tenait à la ponctualité, elle était stressée en permanence par les aiguilles qui tournaient. Nous sommes allées déjeuner à cinq, c'était chouette. Une traductrice était parmi nous, j'ai pu élucider des choses qui me taraudaient un peu.
L'après-midi, nous allions travailler sur des incipit de roman, c'est-à-dire la toute première phrase d'un roman. L'animatrice nous a donné une liste d'incipit sans nous en indiquer la provenance. Je les ai tous trouvés assez plats, j'étais déçue du peu de variété. Un seul m'a fait naître une image lorsqu'elle l'a lu, alors j'ai laissé mon imagination construire cette histoire qui venait de naître à mon esprit. Nous n'avions que 20 minutes, c'était une torture. J'avais le besoin impérieux d'écrire cette histoire, de la consigner, mais le temps manquait tellement que nous avons du nous restreindre. Chacun a lu son texte à nouveau. C'était bien mais l'attention se perdait, il y avait franchement trop de monde. L'animatrice allait au plus vite, efficace, gardienne du temps, peu prolixe en compliments ou critiques, tout dans la modération.

C'était déjà la fin, j'étais frustrée mais dans une dynamique de joie car le groupe était agréable et globalement bienveillant. L'animatrice nous a présenté l'association dans tous les sens, commerciale ancrée dans la réalité des chiffres et non rêveuse batifolant dans une mer de mots. Chacun a donné son impression et a parlé de ses projets autour de l'écriture -en réalité, l'animatrice voulait savoir quels étaient nos projets d'écriture par rapport à l'association. Elle ne perdait jamais le nord, et nous plaquait des ateliers quels que soient nos projet - carnets de voyage, roman, nouvelle... même les personnes qui venaient de loin pour cet atelier et déploraient l'absence de l'association dans leur région s'entendaient dire "Oui mais on a des ateliers d'écriture par e-mail". J'étais sans voix, un peu dégoûtée par cette attitude de vendre à tout prix. L'empathie n'était pas là, au contraire.

De 7h d'atelier nous n'avons écrit que 50 minutes, je sais que je devrais en retenir plus mais je ne peux pas. Bien entendu, cela m'a confirmé que j'aime inventer des histoires, j'aime écrire et je n'en prends pas assez le temps. Mais ce qui m'a le plus déplu et la posture commerciale de l'animatrice. Pas un instant elle n'a posé le cadre de bienveillance et d'absence de jugement dans le groupe, mais dès qu'elle pouvait tenter de nous vendre un atelier, elle le faisait.
Je suis déçue de voir qu'on fait un business des ateliers d'écriture : bien sûr il faut faire vivre ces associations et ces animateurs, mais il me semble qu'ils jouent beaucoup sur l'inhibition des gens, leurs sentiments, en leur disant qu'un premier jet de roman doit se retravailler, en atelier, au moins 2 ans. Alors je pense que je n'irai plus jamais : j'ai vu ce que c'était, j'en ai fait mon expérience, et je pense que je n'ai pas besoin de ce genre d'atelier. Il en existe peut-être de super qui permettent une belle progression, je suis sûre que beaucoup de gens y trouvent leur compte et en sont contents. Pourquoi pas...

Avez-vous déjà fait des ateliers d'écriture ? Qu'en avez-vous pensé ? Avez-vous de bonnes adresses ?

Source images : image 1, image 2

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dimanche 13 mai 2012

L'antivoyage

Muriel Cerf pensait-elle réellement me dissuader de voyager en Asie avec son livre autobiographique ? Peut-être, mais elle n'a pas réussi son coup ! C'est Charlotte l'Insatiable qui m'a offert ce livre dans un petit colis attentionné qu'elle m'a envoyé. En 1970, à 20 ans, Muriel part à l'aventure, un sac sur le dos et quelques sous en poche, flanquée d'une copine qui partira sur sa propre route très peu de temps après leur arrivée en Inde. Partout où elle passe, il lui arrive des aventures : d'abord lors de l'escale nocturne en Égypte, où elle va rencontrer sa compagne de route, Coulino, puis à Bombay où elle va se retrouver dans les bordels et es bas-fonds les plus immondes, puis au Népal où elle va devenir une sorte de loque droguée, à Calcutta et au Sikkim où elle va avoir le droit par je ne sais quel miracle, d'assister à une cérémonie sacrée dans un temple retiré du Sikkim, et enfin en Thaïlande et à Singapour, où elle va clairement devenir la maîtresse d'un riche chinois qui la couvre de merveilles.

Il s'agissait peut-être là, pour Muriel Cerf, de faire des expériences limites, toujours border line, qui lui apporteraient des sensations fortes ? Elle s'est mise dans plus d'une situation dangereuse, que ce soit pour sa santé, sa sécurité, sa survie. Une gamine de 20 ans, droguée, qui pèse 35kg et sillonne les routes dans les années 1970, on ne donnerait pas cher de sa peau. Pourtant elle a survécu, malgré tous les dangers, tous les parasites. Pour elle "Partir, c'est mourir un peu", et c'est ce qu'on ressent à chaque page de son livre. Je ne sais pas si j'ai aimé ou non, l'écriture m'a parfois parue trop crue bien qu'elle ait écrit L'antivoyage à mon âge. Je n'ai pas pu m'identifier à elle, beaucoup trop hippie, beaucoup trop décalée par rapport à l'idée que je me fais d'un tel voyage, si je devais le vivre. Je n'aurais même pas l'idée de partir à ce point à l'aventure, sans ressources financières, sans protections. Se droguer dans un hôtel pourri avec des inconnus à la recherche du Nirvana n'est pas exactement mon idée du voyage initiatique, pas le mien en tout cas. Mais le livre est quand même intéressant, on ne peut que louer son courage, sa détermination, et la réussite d'avoir consigné ce voyage fou dans un livre qui prend aux tripes, qu'on ne peut lâcher qu'une fois terminé.

Est-ce que vous l'avez lu ?
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Lovers dancing

J'ai envie de vous raconter une histoire : une jeune fille se retrouve dans un cours de danse, elle qui ne sait pas danser, et elle tombe amoureuse de son prof et vit une magnifique histoire d'amour. Dirty Dancing ? Oui, un de mes films préférés ! Mais c'est aussi le début de mon histoire avec mon amoureux ! C'était mon prof de rock (je vous rassure, on a quasiment le même âge). Depuis le début, on danse le rock quand on peut, où on peut, on adore. C'est la seule chose que je sache danser, avec un peu de Boogie et de Swing. A Toulouse, on avait trouvé un endroit génial pour danser, et en arrivant à Paris, on pensait pouvoir aller rocker tous les week-ends mais étrangement, impossible de trouver des soirées entièrement consacrées au rock, sauf le Caveau de la Huchette, microscopique salle de danse où on étouffe et on se rentre dedans à chaque fois qu'on tourne. Du coup, les parisiennes, avez-vous des adresses à nous donner ? On désespère !

Je ne comptais pas vous raconter mon idylle amoureuse mais vous parler de ce groupe berlinois que je viens de découvrir, The Baseballs, qui reprennent des tubes actuels et les remixent en version rock des années 1960. Et je dois dire, moi qui aime ce genre de musique, qu'ils sont vraiment bons ! Dès que je les écoute, j'ai une envie folle d'illuminer une piste, de danser comme une folle jusqu'à l'ivresse !

En plus, leur look est super : ils ressemblent à Elvis avec la Banane à la Gomina, les chemises à carreaux et le regard langoureux, avec des voix de crooners... Ecoutez-les, je pense que vous ne serez pas déçus ! Alors, vous aimez ?

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jeudi 10 mai 2012

Le temps court

Le temps court, à une vitesse incroyable. Chaque jour se lève avec de nouvelles promesses d'aventures, de rencontres, d'opportunités diverses. A nous d'être assez ouverts et optimistes pour les saisir ! C'est drôle, cette année j'ai senti ma lente progression vers le monde des adultes : me lever tous les matins pour aller travailler et ne plus pouvoir se dire "bon, ce cours je le rattraperai". Rentrer le soir et ne plus avoir de devoirs. Organiser mon temps pour faire les démarches administratives et médicales comme on peut : le midi, le soir, le week-end. Faire des plans sur la comète, grappiller chaque instant de bonheur, où qu'il se trouve, pour être regonflé à bloc lorsqu'arrive le lundi. Voir mes frère et soeurs de moins en moins souvent alors qu'enfin, on habite la même ville, parce que chacun grandit, chacun a sa vie. Prendre RDV avec ma mère pour être sûre de la voir, puisque je n'ai plus mes vacances en famille toutes les six semaines comme avant. C'est ça aussi, devenir grand. Se décrocher peu à peu de sa famille, même si on l'aime de tout son coeur : on invente de nouvelles relations. Des amitiés d'adolescence, qui n'avaient plus de sens, meurent tandis que d'autres, plus choisies, plus adultes, naissent et autour de nous, c'est une communauté de sens qui se crée.
C'est drôle de grandir, et effrayant. A chaque pas, je réfléchis à ce qu'il soit toujours le mieux pour moi, je ne laisse que très rarement le hasard décider de choses importantes. J'essaye de prendre les choses à bras le corps, pour les ressentir, sentir leur justesse et leur pertinence. Et y aller. Demander des conseils et du soutien, mais plus des autorisations. Ce passage s'est fait doucement. Il me reste encore un peu de temps avant de tomber tête la première dans ce monde béant des grands, puisque je suis encore un peu étudiante... Mais le temps passe si vite, vous ne trouvez pas ? On dirait que j'ai passé mon bac hier, et ça va faire 5 ans dans quelques semaines...

Et vous, comment avez-vous vécu ça ?

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mardi 8 mai 2012

Vous reprendrez bien un peu d'Indian Palace ?

Bon, vous le savez bien je pense, vous qui me lisez depuis quelques temps : je suis une fan invétérée de l'Inde, et ce film ne pouvait pas mieux tomber. Nous sommes allés à quatre le voir hier soir, en avant-première (non, il n'y avait pas d'équipe du film, c'est juste qu'il sortait dans ce cinéma deux jours avant la sortie nationale). Je me demandais si ça allait être un film du genre Coup de Foudre à Bollywood, complètement factice et qui ne montre franchement pas l'Inde telle qu'elle est. Et bien j'ai été très agréablement surprise : certes on n'y a pas vu d'ordures, mais je trouve que tout était assez fidèle à la réalité. La musique était toujours très entrainante et il y avait une dynamique telle qu'on ne pouvait s'ennuyer deux minutes.

Mais place à l'histoire! Il s'agit de sept retraités bien anglais qui, chacun pour une raison différente, se rendent à Jaipur dans le Rajasthan, pour se retirer au Best Exotic Marigold Hotel, ce qu'ils pensent être une sorte de maison de retraite de luxe à des prix très abordables. Le "manager", gamin d'une petite vingtaine d'années, est complètement perché, obnubilé par le rêve de son père : faire de cet hôtel familial délabré un hôtel merveilleux.Ce jeune garçon est brillamment interprété par Dev Patel, qu'on avait adoré dans Slumdog Millionnaire.
Les nouveaux résidents, qui sont chacun touchants à leur manière, se rencontrent dans ce fouillis indien indescriptible. Tous ont leur personnalité bien trempée, leurs idées sur les choses : l'Inde n'est pas la même pour tout le monde ("Qu'est-ce que vous voyez en Inde que je ne vois pas ?"- "Tout") Des amitiés vont se créer, les caractères se révéler, les "cadavres dans le placard" vont ressurgir. On voit ce que peut devenir une vie lorsqu'on n'y a pas mis le soin de la rendre à l'image de ce qu'on est et ce qu'on désire. Le message serait-il de vivre notre vie sans attendre, pleinement et en conscience ?

J'ai trouvé à ce film un charme fou, tout était touchant : les acteurs, les situations, les images. Même si la salle a plusieurs fois hurlé de rire, c'est parce que c'est du bon humour bien anglais, un peu pince sans rire, j'adore. Plusieurs acteurs ont d'ailleurs été nominés ou récompensés aux oscars, et certains que je trouvais très antipathiques jusqu'à maintenant m'ont fait revoir un peu mon jugement.

En tout cas, la phrase que j'ai adorée et qui représente bien l'optimisme indien et qui peut devenir une belle philosophie de vie qui nous incite à toujours y croire :  "Tout est bien qui finira bien, et si ce n'est pas bien, c'est que ce n'est pas la fin"


Je n'ai pas envie d'en dire plus car cela vous dévoilerait des choses... pensez-vous aller le voir ?

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Le mardi de l'optimisme #6

Quel bonheur de se dire que c'est le week-end depuis trois jours, et qu'il reste encore une journée à trainer à la maison, se promener, regarder des films, lire, manger à l'heure que l'on veut, faire ce que l'on veut, à tout moment de la journée. Et l'idée d'une telle journée un mardi, pour la deuxième semaine consécutive est un pur plaisir.

Ce week-end, j'ai suivi le 5ème module de formation de développement personnel. Le thème était la Sagesse, représentée par la déesse très peu connue : Hestia. Elle représente le foyer, et par analogie la flamme de la vie, l'énergie vitale. C'était comme d'habitude passionnant. Lors de l'habituelle séance de créativité, nous avons du peindre un arbre qui représenterait notre vie : nos racines, nos expériences, nos qualités, nos réalisations... j'avoue être longtemps restée devant ma feuille blanche, sceptique, incapable de peindre quoi que ce soit tellement mon mental m'assenait que je ne savait pas peindre. Au moment où j'ai arrêté de conceptualiser et d'élaborer ce que j'allais faire et que je l'ai fait, c'est allé "tout seul" et ça m'a fait un bien fou : je n'avais pas envie de m'arrêter ! Une intervenante est venue dimanche après midi nous parler de l'ouïe (puisque comme je l'avais déjà dit, chaque module est associé à un sens). C'était incroyable : elle nous a expliqué comment le son passait par la voie osseuse ! Concept étonnant n'est-ce pas ? Elle nous a initié au chant par l'os, et non par la gorge. Très étrange me direz-vous, mais pour l'avoir essayé en live, c'est une sensation époustouflante : faire passer le son par l'os de la vertèbre cervicale est comme une sensation de saut dans le vide... je ne saurais expliquer mieux, mais je compte bien m'entrainer à chanter ainsi car le son semble ne provenir de nulle part et de partout, c'est magique. J'avais des frissons lorsque l'intervenante chantait.

J'ai été à l'avant première d'Indian Palace hier soir, c'était génial mais je lui réserve un petit billet : ça vaut le coup de s'y attarder un peu !

Sinon, la perspective d'une journée d'atelier d'écriture samedi prochain avec une amie blogueuse me réjouit, quoi que je m'inquiète un peu car même si je me remets vaguement à écrire, l'inspiration se terre dans son jardin secret, si secret que je n'en ai même pas la clé. Ca reviendra, il ne faut pas s'inquiéter, mais c'est une sensation désagréable. Cela vous fait ça aussi ?

Enfin, je voudrais dire (encore!) que je m'émerveille toujours autant de la blogos, qui rapproche de gens qu'on n'aurait jamais rencontrés et qui nous ressemblent... Je ne voudrais pas en partir de sitôt !

Et vous, quelles jolies choses avez-vous envie de partager ?


Sources : image 1, image 2

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dimanche 6 mai 2012

Un colis plein de surprises

Ce n'est ni Noël ni mon anniversaire, et pourtant j'ai reçu un super colis avec plein de surprises dedans... Expéditeur anonyme ? Que nenni, il s'agissait de L'Insatiable Charlotte, blogueuse à la plume remarquable et aux yeux pleins d'étoiles. J'en ai de la chance, non ? Mais alors pourquoi ce colis ? En réalité, nous avons participé à un SWAP organisé par Asphodèle (ne le demandez pas de que ça veut dire... Super Woman à Paris? Sempiternel Wapiti Australien Perdu ? Non, toujours pas.. tant pis ! ) Le principe est d'envoyer un colis de surprises à l'autre, juste comme ça, juste pour le plaisir... J'ai adoré préparer tous mes petits achats! Charlotte a bien reçu son colis dont elle parle ici.

Pour ma part, j'ai été super gâtée... Merci Charlotte! Rien que les papiers cadeaux m'ont plu !



D'abord, un stylo rigolo et un carnet ravissant pour pouvoir y écrire mes histoires


Trois livres : j'en ai déjà dévoré deux en 10 jours ! J'en parlerai bientôt d'ailleurs.

Une étole qui me plait beaucoup car je porte des foulards en permanence, et je n'en ai pas de ces tons là: ça change et ça me plait beaucoup! Et une jolie carte avec un petit mot chou !


Un trop mimi porte clé qui tombait vraiment à pic puisque je l'ai reçu la semaine de mon emménagement.


...et le clou, ce qui m'a vraiment émue (tout m'a beaucoup plu bien sûr, mais là...) c'est un petit bout de déco du mariage de Charlotte, un moulin fait avec des fragments de pages, comme si au moindre souffle du vent, les mots allaient venir nous réchauffer l'oreille, danser devant nous, ravir notre imagination... ça lui ressemble tellement d'avoir fait ça !


Merci beaucoup Charlotte, toutes ces attentions m'ont beaucoup touchée ! A bientôt autour d'un thé?

(Navrée, mes photos sont horribles... mais j'ai l'excuse de rentrer de mon WE de formation, génial mais épuisant... je vous en parlerai bientôt aussi d'ailleurs)
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mardi 1 mai 2012

Une petite bouchée de bonheur en passant par là

Des envies d'échappées, d'horizons, de lointain, d'infini.
J'ai passé un week-end à la mer, et j'ai aimé me retrouver face à cette étendue scintillante, où rien d'autre n'avait d'importance que le soleil jouant sur le vagues et le sable blanc fin caressant mes pieds. Des cousines perdues de vue depuis 10 ans, mais la vie qui continue. Balade à cheval en forêt et sur la plage, instants magiques d'éternité. Les chars à voile filant sur la plage. On ne sait d'où ils viennent, ni où ils vont mais ils traversent l'air, élégants et indifférents. Je me suis crue dans Un Homme et une Femme de Lelouch : le "chabadabada" était sur mes lèvres tout le week-end. Feu de bois qui crépite en embaumant la maison de son odeur qui me rappelle mon enfance, sa chaleur rassurante, les flammes qui dansent et les braises qui rougeoient, comme habitées à l'intérieur. Un thé bien chaud, à n'importe quelle heure, goût rassurant où que l'on se trouve. Couchers de soleil tardifs et lumière magique dans les arbres. Des envies d'écrire, mon cahier qui recommence à se noircir de mots, mon imagination qui se remet en marche après un silence inquiet. Le bonheur peut-être simple, j'aimerais le goûter à chaque instant : pas de contraintes, pas d'ennuis... retourner en enfance et être choyé, ne serait-ce pas génial ?

Le retour à la réalité venteuse, étriquée, où chaque minute doit être utile et utilisée, est difficile. Mais le prochain week-end prolongé arrive à grand pas, avec de chouettes choses prévues.
J'ai envie de vous parler de mes dernières trouvailles littéraires, véritables bijoux près desquels ce serait un crime de passer. Mais je vous en parlerai plus tard, plus longuement, car maintenant, la vie reprend son cours, il faut se préparer, s'habiller, partir travailler...

Qu'avez-vous à partager, comme petits moments de pur bonheur ?

Sources : image1: blanche de castille, image 2

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mardi 17 avril 2012

Le mardi de l'optimisme #5

Je rentre à peine du travail (rassurez-vous, c'était une contrainte sympa) et même s'il est tard et que j'ai des millions de choses à faire, je ne peux m'empêcher de tenir ma petite chronique de ce mardi de l'optimisme, bien que j'aie annoncé hier ne pas la faire...Alors je vais faire court, mais faire quand même ce petit billet que j'affectionne! J'ai besoin de boire un peu dans ma fiole de bonheur! (oui, je devais bien expliquer la présence de cette image-ci non ?)

Alors, les jolies choses à raconter... j'ai quitté mon petit bureau pour un open space il y a quelques jours, ce qui pourrait être un peu moins confortable, mais je me suis rendue compte qu'un saxophoniste joue le matin dans le quartier, et que de là ça s'entend. Il joue merveilleusement bien, c'est tellement agréable ! J'adore !

De plus, je vous disais ici que je n'arrivais plus trop à trouver de livre qui me passionne vraiment... cette ère est révolue ! J'ai trouvé un livre absolument prenant, dont je vous parlerai lorsque je l'aurai fini. C'est Mrs Craddock, de Saumerset Maugham : un mélange délicieux de Lady Chatterley, Balzac, Mme Bovary... un petit bijou que je recommande chaudement ! Je me suis fait plaisir en m'achetant plusieurs livres dont je n'avais jamais entendu parler avant, dont mon libraire vantait la qualité... Pour le moment je suis bien contente de mes choix !

Comme pour l'édition du mois d'avril, j'ai été sollicitée à nouveau pour écrire dans le magazine Le Bonbon (du centre), pour l'édition de mai. Je suis super contente ! J'aime écrire pour ce petit magazine! Vous le connaissez ?

J'ai malheureusement encore été malade ce week-end mais cela ne m'a certainement pas empêcher de passer de très bons moments de détente et de loisirs : je suis allée au cinéma (j'en parlais là), diné avec une amie, goûté avec un autre ami, été à une chouette fête d'anniversaire... et le plus important : mon carnet d'écriture, qui restait désespérément clôt depuis des semaines (des mois?) faute d'inspiration (ou de temps, ou de volonté, que sais-je) s'est rouvert, j'y ai commencé une nouvelle petite histoire... je me suis donc "remise" à écrire, quel plaisir !

J'aurais encore plein de choses à raconter, mais plus assez de temps... Racontez-moi un peu vos jolis témoignages du moment! Qu'avez-vous à partager ?
Je vous souhaite une très belle semaine !




Source images : weheartit
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samedi 14 avril 2012

Je me suis enfin réconciliée avec Blanche Neige

J'ai toujours détesté Blanche Neige. Dans les contes parce qu'elle est tellement naïve que c'en est rageant, et ensuite dans le dessin animé, où elle m'agace au plus haut point. Je la trouve idiote, un peu sotte, terriblement peureuse, dotée d'une voix de crécelle horripilante. Pourtant, j'aime beaucoup de Disney "classiques" dont les princesses font chavirer mon âme d'enfant à chaque fois. Mais que se passe-t-il donc avec Blanche Neige, pas plus insupportable que la Belle au bois dormant par exemple ? Est-ce parce qu'on m'a très (trop) longtemps affublée de ce surnom dans les cours de récré et qu'encore aujourd'hui, certains trouvent drôle de faire la petite blague lorsqu'ils me rencontrent pour la première fois? (en général, il n'y a jamais de deuxième fois avec ces gens-là).

Aujourd'hui, je suis allé voir le Blanche Neige de Tarsem Singh, avec Julia Roberts dans le rôle de la méchante reine maléfique.  J'y suis allée avec mon frère, un peu par hasard. Et bien j'ai réussi à me réconcilier avec Blanche Neige. Hourra ! Finie, la petite fille insupportable, peureuse, qui hurle dans la forêt, qui se laisse sauver par un Prince qu'elle n'a jamais vu, qui est faible et irritante. Voilà une jeune femme courageuse, qui sort de son carcan d'enfant naïve pour prendre l'armure de la guerrière combattant pour la liberté et la justice. Voilà une héroïne, une vraie, qui refuse de se laisser sauver par un prince, ou par quiconque, mais au contraire, qui prend le taureau par les cornes et fait face à son destin avec courage et bravoure.

Le conte a été détourné d'une main de maître : on passe du rire à l'action, sans jamais tomber dans le pathos. La salle s'est plusieurs fois esclaffée pour une scène, une phrase, une situation, une mimique d'un des très bons acteurs... Les décors, les costumes, les images étaient de vrais tableaux vivants, presque fantastiques. C'était magique ! J'ai été entrainée dans un monde merveilleux d'un nouveau genre, où les héroïnes ne sont pas des peureuses planquée. Avec certains costumes, j'avais l'impression de me retrouver dans l'univers de Tim Burton mais en moins glauque, moins extrême. J'ai beaucoup aimé cette actrice que je ne connaissais pas, Lily Collins, qui est Blanche Neige.

Et je me suis rendue compte, avec un petit pincement au coeur, que nos actrice qu'on aimait tant en jeunes premières, en amoureuses transies, en belles princesses, deviennent les marâtres, les reines, les méchantes : Julia Roberts, bien que toujours très belle, n'est plus celle qu'on connaissait dans Coup de Foudre à Notting Hill...

Je n'ai pas envie d'en dire trop pour ne rien dévoiler de tous les ingrédients inattendus qui font de Blanche Neige un très bon film, surprenant, drôle, qui réveille l'imagination. Allez le voir si vous souhaitez passer un bon moment !

Et vous, Blanche Neige, vous en pensez quoi ? Est-elle réellement horripilante ?

Voilà la bande annonce pour vous préparer un peu ...
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mardi 10 avril 2012

Le mardi de l'optimisme #4

Mais quelle idée d'avoir pris froid dimanche! Voilà une bonne façon de me gâcher mon lundi férié... Mais ne nous attachons pas aux choses négatives, ce n'est pas le but de cette petite chronique hebdomadaire qui doit au contraire apporter sourires et optimisme !

Ce week-end, j'ai assisté au 4ème volet de ma formation de développement personnel sur le féminin. C'était super, comme d'habitude. Le thème était la tête, symbolisée par Athéna dans la mythologie grecque. On a pu découvrir ce que pouvait être une "femme Athéna", à travers le mythe d'Athéna, qui est une déesse issue directement du masculin, puisqu'elle est sortie de la tête de son père Zeus. Elle est complètement coupée de l'affect et de ses sentiments, centrée sur sa réussite et le pouvoir, quels que soient les moyens. Il existe de telles femmes en vrai, Indira Gandhi et Margaret Thatcher en sont des exemples criants. Nous avons étudié également un conte qui nous a permis de mieux comprendre comment une telle femme peut être approchée, assouplie. C'était passionnant. Le mois dernier, nous avions amorcé un projet à mener, en définissant son cadre, ce qu'il fallait nourrir pour le réaliser, ce qui devait également mourir. Nous avons chacun poursuivi la mise en place de notre projet pendant le mois, et ce week-end, je suis bien contente car j'ai réussi à mieux en comprendre le sens. Je vous en parlerai peut-être un de ces jours, qui sait.

J'ai passé un très bon week-end, donc, malheureusement assombri par ce gros rhume qui m'a empêché de dormir depuis deux nuits, mais m'a permis de bien avancer mon livre que j'hésitais à arrêter et qui finalement me plait plutôt bien. 

Nous projetons de déménager d'ici la fin du mois, ce qui m'excite toujours beaucoup parce que j'aime m'approprier de nouveaux lieux, changer un peu de décors et donner une âme à l'endroit où je vis. Ça me plait, mais vivement quand même que je m'installe de façon plus définitive, puisque depuis que j'ai quitté la maison de famille il y a quatre ans, voilà que je vais avoir mon 6ème appartement !

Je suis également très contente parce que mai arrive à grands pas, avec ses longs week-end ! Nous prévoyons donc des escapades familiales au Touquet et à La Rochelle : je suis ravie ! Je vais enfin revoir la mer, que je n'ai pas vue depuis noël et qui me manque cruellement !

Enfin, ce midi, j'étais là, et j'ai rencontré une personne très intéressante qui m'a dit être venue spécialement me rencontrer pour parler de ma "passion" pour l'Inde : ça m'a tellement touchée ! Et j'ai été très émue lorsqu'elle m'a dit qu'elle aussi, lorsqu'elle avait posé le pied en Inde pour la première fois, elle s'est dit "C'est ma maison". Ce sont les mots que j'ai moi-même employés si souvent ! Quelle coïncidence extraordinaire ! Je trouve la vie vraiment magique, parce que les probabilités que je rencontre cette personne étaient vraiment faibles...

Racontez-moi : comment s'est passé ce WE pour vous ? Quelles sont les belles choses que vous auriez envie de partager ?

Je souhaite une très belle (et courte) semaine à tout le monde, je vais faire en sorte que la mienne soit réussie (mais bon, j'avoue que d'être pliée en deux sur mon canapé alors que je termine cet article, en rentrant du boulot, tellement j'ai mal au ventre, ne me laisse pas imaginer que la semaine sera belle, mais on ne sait jamais, n'est-ce pas ?)


Source images : image 1, image 2, image 3
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jeudi 5 avril 2012

Je n'aime pas arrêter un livre commencé, et pourtant...

... et pourtant, depuis quelques semaines, j'en ai arrêté 4, et je suis en pleine indécision quant au livre que je suis en train de lire. Il ne me fait pas rêver, ne me transporte pas. Est-ce que je suis en train de perdre mon temps ? Ne vaudrait-il pas en commencer un autre ? Je me sens un peu coupable lorsque j'arrête un livre, comme si je tuais d'un seul coup l'auteur et ses personnages. Je les relègue aux étagères, hors de ma vue. Mais certains sont toujours dans mon esprit, prisonniers, et me réclament de les libérer.

Tout a commencé avec un livre que m'a gentiment prêté Marinouaustralie : Nos étoiles ont filé d'Anne-Marie Revol. Marinou avait beaucoup été ce livre, il l'avait émue, et son témoignage m'avait donné envie de le lire, sans que j'en connaisse réellement l'histoire. Il s'agit d'une autobiographie :cette journaliste raconte la perte de ses deux petites filles, mortes dans un incendie alors qu'elles étaient en vacances chez leurs grands-parents. Un sujet dur, qui prend au tripes, dès les premières lignes. J'ai trouvé ce livre-thérapeutique  effroyable de voyeurisme. J'ai ressenti, très vite, que je n'avais pas le droit de regarder ainsi à la loupe les sentiment de ce couple dévasté. De quel droit pouvais-je lire les mots de cette douleur qui ne m'appartient pas, lancés crument sur les pages, désincarnés ? De quel droit l'auteur me contraignait-elle à me faire couler une larme à chaque ligne ? A me culpabiliser d'être heureuse ? Alors j'ai arrêté, d'un coup. 

Puis on m'a prêté Petits suicides entre amis, d'Arto Paasilinna. Là, ça a été une perte de temps monumentale : des finlandais suicidaires se retrouvent pour se suicider ensemble... Drôle idée de départ, mais la mayonnaise n'arrivait toujours pas à prendre à un tiers du livre. Ca devenait ennuyeux à mourir... alors j'ai aussi arrêté net.

Il y a ensuite eu Un coeur intelligent, d'Alain Finkielkraut. Très bien écrit, j'ai pourtant arrêté ce livre qu'on m'avait offert parce que tout simplement je ne savais même pas de quoi l'auteur parlait : il nous livre son analyse de certains bouquins. Je suis sûre que c'est passionnant, mais je n'ai lu aucun des livres qu'il évoque, je n'avais jamais entendu parler de certains d'eux. 30 pages et mon voyage avec Finkielkraut s'achevait lamentablement.

La thérapie du bonheur du docteur Etienne Jalenques a tenté de s’immiscer dans mon sac à main, mais il en est très vite ressorti... l'introduction autobiographique m'a fait me sentir indiscrète et voyeuse... décidément, il semble que j'aie du mal avec ça !

Enfin, c'est Compartiment pour dames que j'ai mis de côté au bout de quelques jours. Quelle déception! J'espérais lire un livre qui dénoncerait la condition des femmes indiennes, et il s'agit d'une suite de clichés étayés grâce à un style d'écriture insupportable. Tout était prévisible : j'ai lu des livres si bien sur l'Inde que je m'attendais à chacun des clichés littéraires dont l'auteur nous abreuve !

Une période un peu pénible puisque j'ai toujours du mal à commencer un nouveau livre. J'ai pourtant eu de belles surprises littéraires : Est-ce ainsi que les femmes meurent ?, Meurtre dans un jardin indien et D'autres vies que la mienne. Là, je lis à présent Loin de Chandigarh, de Tarun j Tejpal dont j'avais aimé le second roman. Mais à la page 250, j'attends toujours que l'histoire, la vraie, celle que la 4ème de couverture m'a promise, commence! Que faire ?

Je n'ai aucune idées de livres à lire en ce moment, auriez-vous des suggestions ?
Est-ce que ça vous arrive d'arrêter des livres ? J'ai besoin de rêver, et je n'arrive pas à accepter de perdre tant de temps à cause de "mauvais" livres, des livres qui peuvent beaucoup plaire mais pas à moi ! Et il y a tellement de livres qui n'attendent que d'être découverts, dévorés ! Mais je n'ai aucune imagination en ce moment... Et j'aime tellement lire !

Source images : Weheartit
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lundi 2 avril 2012

Le mardi de l'optimisme #3

Un si mauvais lundi ne fait que renforcer l'importance de cette petite chronique du mardi de l'optimisme ! Alors à la poubelle la mauvaise journée d'hier, et vive les jolies choses qui arrivent!

Cop. Olivier Remualdo
J'ai passé un très bon week-end, durant lequel je suis allé voir une belle expo du photographe Olivier Remualdo, qui présentait "Sâdhus - Les Hommes Saints de l'Hindouisme". Les photos, très travaillées, étaient magnifiques, mais c'est surtout l'histoire qui entourait cette expo qui était magique: le photographe était là et nous a un peu raconté son périple : il lui a fallu 3 voyages pour composer cette exposition, et surtout, lors d'un de ces voyages, il a remonté le Gange sur 600 km à pied pour rencontrer ces hommes d'exception, ces ascètes qui ont renoncé à tout... Il va d'ailleurs bientôt publier un livre. 

Cop. Legilles




A l’espace Pierre Cardin, au même endroit que cette expo s'en tenait une autre, sur le thème de l'éléphant, qui attendait une vente aux enchères à but caritatif.  
Le magicien y exposait une sculpture (il n'y avait que peu de toiles) que j'ai beaucoup aimée.

Nous sommes allé voir le film "Mince Alors", hilarant, touchant, surprenant... C'était une belle surprise, un bon moment à deux, d'où l'on ressort en se disant que quelques kilos de trop, ce n'est peut-être pas si grave si on est bien dans sa vie, dans sa tête et dans son corps. 


Paris sous le soleil, c'est magique, même quand il fait frais. D'ailleurs les étrangers ne s'y trompent pas: j'ai encore aperçu des jeunes mariés asiatiques se faisant photographier en tenue d'apparat sur le pont Alexandre III en pleine après-midi. J'ai aimé la longue balade dans les rues parisiennes que nous avons faite dimanche. J'aime le soleil car il me rend légère, me fait chanter (si si, je chante, sautille et danse dans la rue, si un jour vous croisez une fille faire ça, c'est sans doute moi !) Ce jour-là d'ailleurs, nous avons retrouvé ma famille - ma tribu. J'aime quand nous nous retrouvons tous, il règne une ambiance de gaîté malgré les différences d'âge. J'adore retrouver mes soeur pour papoter devant nos copains ébahis, parler de plein de choses avec mon frère que j'aime beaucoup, retrouver ma maman qui nous chouchoute et nous cocoone... 


J'espère donc que ma semaine sera agréable, à l'image du bon week-end que j'ai passé. En tout cas je ferai tout pour. Je vais tenter d'oublier mon lundi un peu houleux pour me consacrer aux choses qui me tiennent à coeur en ce moment. 


Et vous, quelles sont les jolies choses que vous auriez envie de partager ? Je suis toute ouïe ! Je vous souhaite une belle semaine!

PS : allez voir le jeune blog de Submarine, je l'ai récemment découverte et j'aime beaucoup son style!


Sources : image 1, image 2, image 3, image 4

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vendredi 30 mars 2012

Non assistance à personne en danger

Je l'ai lu d'une traite, ou presque. 200 pages, une écriture simple, des phrases de fin de chapitre qui hérissent les poils, brisant les maigres espoirs que l'on s'était forgés sur le sort des personnages. "Est-ce ainsi que les femmes meurent ?" de Didier Decoin ne m'a pas laissée indifférente. J'en ressors choquée, surtout en me disant qu'il s'agit d'une histoire vraie.
Vous ne savez-pas de quoi il s'agit ? C'est le livre qui a inspiré le film "38 témoins" sorti la semaine dernière. Catherine Kitty Genovese, une jeune italo-américaine ravissante rentrait chez elle tard, dans le Queens, après sa soirée de travail en tant que manager d'un pub, une nuit d'hiver en 1964. Elle s'est faite froidement massacrer, violer, trucidée, devant chez elle, et surtout devant 38 témoins, oculaires ou visuels, qui étaient tous au chaud derrière leurs fenêtres, immobiles. Tétanisés. Par quoi exactement ? Cette histoire a tellement secoué l'Amérique que la théorie de "l'effet du témoin" a été développée par des sociologues à l'époque, tant l'affaire était immonde. Comment peut-on rester à ne rien faire alors que quelqu'un est en train de se faire attaquer sauvagement devant soi ? Est-ce la peur, la honte, l'idée qu'il ne faut pas s'occuper des affaires des autres ? Comment justifier cette lâcheté qui fait partie de la nature humaine ? On peut se demander : que ferions-nous si nous étions témoins de choses horribles ? Est-ce qu'on regarderait avec une passion un peu morbide, secoués du petit frisson que nous apporte cette nouveauté ? Est-ce qu'on fermerait les rideaux, on se boucherait les oreilles ? Est-ce qu'on mettrait sa vie en danger pour sauver celui qui, impuissant, se fait agresser devant nous ?

Catherine Kitty Genovese
Je me suis souvenu d'une scène très choquante il y a un an. Je marchais dans une petite rue que je connaissais bien, quand un couple d'une soixantaine d'années, qui se disputait en anglais, à débouché au coin. L'homme, en imper beige, avait l'air soûl, mal en point, et la femme étriquée dans son manteau trop serré, mal à l'aise, la mine suppliant les passants de la secourir d'on ne sait quoi. J'ai changé de trottoir pour mieux garder à l’œil cet homme louche. Ce n'était pas de la curiosité malsaine, je sentais qu'il fallait être vigilante. Et tout à coup, l'homme a sauté à la gorge de sa femme pour l'étrangler. C'était horrible, tout était au ralenti. Je me suis figée, elle m'a regardée en me criant "au secours, aidez-moi, il m'étrangle" dans un français avec un accent. J'étais incapable de bouger, quelque chose m'a clouée sur place. Mais ça n'a duré qu'une fraction de secondes : j'ai couru alerter les policiers que j'avais aperçus dans la rue d'à-côté. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé pour cette femme, ni pour cet homme. Je suis partie : elle n'était plus en danger immédiat. Pourquoi ne suis-je pas resté jusqu'au bout ? Mon sauvetage se serait-il alors mué en voyeurisme malsain ? Je ne sais pas. J'avais oublié cette histoire depuis longtemps mais ce livre me l'a rappelée. Il m'a rappelé aussi les fois où j'ai été tétanisée d'appeler les pompiers ou la police parce que j'entendais des choses anormales dans mon immeubles, tentant de me convaincre que les sons étaient déformés par la distance et l'insonorisation des murs. Avais-je raison ? J'avoue cette faiblesse, que j'essaye de comprendre depuis que j'ai refermé ce livre. Pourquoi pouvons-nous agir à certains moments et non à d'autres ? Ou agir incomplètement, comme si on voulait se cacher d'avoir peut-être sauvé la vie de quelqu'un? Portons-nous la responsbilité de la vie d'autrui lorsque nous sommes le seul témoin, et que nous estimons s'il y a d'autres témoins ils sont tout aussi responsables, que ce n'est pas à nous d'appeler la police ?
Craignons-nous de nous tromper, d'attirer les foudres de celui qu'on croyait coupable ? A-t-on peur des représailles ? Ou bien a-t-on peur d'avoir vu juste, et de découvrir des atrocités inimaginables?
On se targue souvent d'être altruistes, mais que sommes-nous exactement, lorsque nous sommes face à la détresse d'un autre ? Donner une pièce à un SDF pour se donner bonne conscience n'est pas suffisant si c'est pour refermer le rideau quand il se passe quelque chose de grave. L'indifférence et la lâcheté sont des comportements choquants et indécents, mais que faire ?

Je vous engage à lire ce livre, qui est dur et poignant, certes, mais qui fait réfléchir. A la suite de cette affaire, le numéro unique "911" a été mis en place, sauvant la vie de milliers de personnes. La mort de Kitty n'aura pas été vaine pour cela. Et n'oublions jamais : la non-assistance à personne en danger est un délit en France.

Je suis curieuse d'avoir vos avis là-dessus, vos témoignages de vie ou de lectures...
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lundi 26 mars 2012

Le mardi de l'optimisme #2

Décidément, je ne parviendrai jamais à tenir mon lundi de l'optimisme, initié chez Laeti ! Je n'y arrive que le mardi, parce que le dimanche soir j'aime goûter chaque dernier instant du week-end, et le lundi je n'ai pas toujours la tête à écrire un article...

Le temps estival me rend heureuse et insouciante en ce moment, je me sens régénérée face à un ciel si bleu, à un soleil qui commence à réchauffer la peau, les les camélias sont en fleur, quelle beauté ! On sent le monde qui se réveille à nouveau, après cette période hivernale à laquelle on ne peut échapper. Samedi nous en avons donc profité pour aller faire un pique-nique aux Buttes Chaumont : ça nous a rappelé les délicieux pique-nique qu'on se faisait presque tous les weenk-end, à Toulouse, parfois même pendant la semaine. La vie d'étudiant avait du bon quand même, surtout dans une si jolie ville où les couchers de soleils rosissent les briques rouges et les irisent de tons orangés et ocres.

Dimanche, je suis allée voir un film très beau, sur Alexandra David-Néel, "J'irai au pays des neiges" de Joël Farges. Cette femme est la première a avoir pénétré dans les contrées tibétaines interdites...en 1924 ! Pendant plus de 10 ans, elle  voyagé en Inde, seule, laissant son mari derrière elle, pour se consacrer à sa quête de sens : comment atteindre la béatitude et le Nirvana. Première Bouddhiste française, elle cherchait des réponses. Elle a sillonné le monde, avide de découvertes et de savoirs. Le film retrace les années indiennes et tibétaines, mais cette femme, éteinte à 102 ans, a eu un destin incroyable. Je vous conseille de regarder cette petite vidéo sur le tournage. C'était une avant-première, la salle était comble. Je me suis sentie transportée par les images et la musique, je sentais presque les fumées d'encens des temples, je ressentais presque le goût des nourritures que l'on voyait. J'ai adoré, le film avait même un goût de trop peu.

Dimanche, j'ai aussi passé du temps avec mon petit frère que je vois trop peu, j'aime qu'il grandisse car maintenant, nous commençons à avoir toutes sortes de discussions et cela me plait. Il n'a que 14 ans mais il me dépasse déjà, et c'est quelqu'un de formidable même si il est en permanence dans son monde à lui.
J'ai aussi revu mon petit groupe de très bonnes amies, que je n'avait pas vues ensemble depuis l'été dernier. Cela fait du bien !


Sinon, je découvre tous les jours la magie que peut apporter un blog : faire des rencontres inattendues, savoir que les mamans de vos amis vous lisent quotidiennement ou presque, faire voyager, faire rêver... Je profite de ce billet pour remercier toutes ces personnes qui me laissent des petits mots, ou pas, mais qui passent et repassent par ici parce que ça leur plait...

Voilà, toutes les bonnes petites nouvelles ou pensées que je voulais faire partager pour cette semaine ensoleillée... Et vous, qu'avez-vous de joli ou de plaisant à raconter, qui vous rend heureux ?

Source images : weheartit
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mardi 20 mars 2012

Le mardi de l'optimisme (à défaut du lundi)

Je voulais tellement vous parler de la magie du souvenir hier que je n'ai pas écrit mon petit billet sur les belles choses du lundi, chronique initiée lundi dernier grâce à cette douce Laetii.

Que dire des belles choses qui m'arrivent ? Je ne veux pas tout dévoiler trop vite sur mon blog, mais disons que j'ai eu la confirmation d'un projet qui me tient terriblement à cœur et je vis quelque chose d'incroyable : je me rend compte que de nombreuses personnes sont prêtes à m'aider à le mener à bien, sans rien en retour, même si ils ne me connaissent que peu, voire pas... Je suis ravie de me rendre compte que l'on puisse être si désintéressé, et je saurai me souvenir de tous ces gens qui m'aident et me conseillent...

La semaine dernière, j'ai eu le plaisir de pouvoir déjeuner dans un parc, en plein soleil, avant de retourner travailler et ça a été un véritable bonheur pour tous mes sens. J'aime voir que les magnolias bourgeonnent, que les plantes commencent à avoir de ravissantes petites pousses vertes claires... ne pas être en province ou à la campagne pour la naissance de ce printemps est un peu difficile pour moi, mais heureusement qu'il y a les parcs parisiens !

Et puis après 3 déceptions littéraires, je lis un livre qui me plait beaucoup, "D'autres vies que la mienne" d'Emmanuel Carrère, offert par My Little Discoveries lors d'un concours de noël. C'est un livre qui me touche particulièrement car il évoque la relation à la maladie, au cancer. Il me semble qu'il y ait une mise à nue de l'auteur, en filigrane de cette histoire vraie qu'il raconte. Je me réjouis à l'idée que ce livre ait récemment été adapté au cinéma.

Je participe au SWAP littéraire de Leiloona avec ma chère insatiable Charlotte. Le principe est de faire un petit colis avec des livres mais plein de petites surprises pour notre binôme. Je suis toute excitée et j'aime beaucoup penser à tout ce que je vais mettre dans mon colis pour lui faire plaisir !

En ce moment, tous les rêves, toutes les envies, tous les désirs me semblent possibles et réalisables. La vie est belle, riche de rencontres et de petits moments anodins et pourtant si précieux ! Alors sur ces paroles, je vous souhaite une excellente semaine ! (Mais je reviendrai très vite pour vous raconter le ballet de Casse-Noisette que je suis allée voir dimanche...)

Et vous, votre semaine ? Qu'avez-vous de beau et doux à partager ?


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lundi 19 mars 2012

La magie du souvenir

Je suis toujours fascinée par la magie de l'inconscient. Il m'arrive souvent d'avoir des moments de déjà-vu, qui est un phénomène dont aucune explication scientifique ne m'a jamais satisfaite. Je suis persuadée d'avoir eu des vies antérieures : la sensation très forte, énigmatique, qu'une partie de moi s'est retrouvée à cet endroit avant que mon corps ne naisse. J'ai eu une ardente intuition il y a presque un an, alors que je venais d'arriver à Delhi et que je respirais l'air indien pour la première fois. Nous marchions dans une rue de Old Delhi, où la saleté et la puanteur m'émerveillaient plus qu'autre chose : ma raison savait que cet endroit était immonde et répugnant, et pourtant une autre partie de moi, plus diffuse, plus intime, m'a fait me dire "J'ai toujours vécu ici, c'est ma maison". Un picotement au nez m'a saisie en écrivant cette phrase, que je n'ai que rarement révélée jusqu'à maintenant. Ce fut une certitude troublante et rassurante à la fois. Mon âme s'était-elle reconnectée aux lieux qu'elle avait connus dans le passé ? Si on croit à la réincarnation de l'âme, à la métempsychose, alors je dirais que c'est fort probable. Étais-je une indienne en sari, une vache sacrée mâchant mollement sur un tas d'ordure ? Un poisson dans la rivière, une poule caquetant, un petit garçon porteur d'eau ? Étais-je là encore avant, alors que Delhi n'était qu'une contrée sillonnée par les nomades, envahie de bêtes sauvages ? Qui pourrait le dire ?

Beaucoup de choses que nous vivons sont refoulées dans notre inconscient, plus ou moins profondément. Et parfois, il suffit d'un minuscule déclencheur pour tout faire ressurgir. Je n'ai que très peu de souvenirs conscients de mon enfance : avant 8 ans je ne me souviens de ma vie que par fragments reconstitués à l'aide de photos et de récits. Lorsque mon inconscient m'ouvre une petite fenêtre sur mon enfance, j'accueille cette réminiscence avec joie et reconnaissance. Et ça m'est arrivé samedi soir. En achetant un parapluie à Carrefour (glamour n'est-ce pas ?) une chanson quelconque m'a fait penser à quelque chose mais impossible de me souvenir. Au bout d'un moment "le souvenir m'est apparu" : c'était une chanson d'Emilie Jolie qui me trottait dans la tête ! On l'avait écoutée à noël pour rigoler, mais je n'avais aucun souvenir des autres chansons de ce disque qui m'a accompagnée des années dans mon enfance. Et alors je l'ai écouté, et toutes les paroles me sont revenues en tête, des pans entiers de mon enfance me sont réapparus. J'ai trouvé ça magique, bien que ça ait été très fugace.

Cela m'arrive aussi de plus en plus avec des odeurs, même si je n'arrive pas à mettre de souvenir dessus tant elles peuvent être ténues, mon corps se souvient de la sensation éprouvée à l'époque, et la revit...

Ces passeurs vers le souvenirs sont précieux, inattendus, géniaux...

Est-ce que cela vous arrive ? De quelle façon ? Racontez-moi !!!


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mardi 13 mars 2012

Alice au Pays des Merveilles

Je repensais à Alice au Pays des Merveilles aujourd'hui. Depuis quelques temps, c'est mon dessin animé préféré (oui, j'aime les dessins animés, parfois c'est si simple, si euphorique...) car il est vraiment décalé. On n'y parle pas de princesses à délivrer, de prince en armure, non, on entre dans la psyché d'une petite fille par le biais d'un rêve... J'avais lu le livre en anglais il y a quelques années, et c'est un vrai petit bijou d'invention. Lewis Carroll nous fait complètement replonger en enfance, dans ces moments de rêverie où l'on croyait que tout était possible, il n'y a plus de barrières aux rêves. Ma phrase préférée est celle-ci : "Où est donc le gentil crocodile qui fait glisser l'eau du Nil sur l'armure de ses écailles?" : cette phrase est magique, tout est complètement inversé, c'est le crocodile qui décide du courant du Nil !

J'aime la poésie qui émane de toute cette histoire. J'ai été terriblement déçue de l'adaptation de Tim Burton, je comprends que cela puisse plaire mais le morbide qui en ressort est absolument odieux je trouve (pourtant, l'étrange noël de M. Jack est un de mes films préférés). J'aime le Disney, emprunt de douceur et de chansons entêtantes, de couleur, de vie.

J'avais juste envie de dire deux mots là-dessus, désolée de ne pas vous offrir un billet un peu plus fourni ! Et vous, que pensez-vous d'Alice au Pays des Merveilles ? Est-ce que cela vous enchante, vous émerveille comme moi ?
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dimanche 11 mars 2012

Un joli lundi

Le lundi est toujours une journée difficile, il faut faire le deuil de son week-end, de sa liberté enfantine retrouvée pour se remettre à des choses plus sérieuses de la vie quotidienne ... C'est en tout cas ce que disait Laeti lundi dernier ; et pour contrer cette humeur maussade qui nous assaille dès le dimanche après-midi, elle propose de dire tout ce qui va bien le lundi.
Je trouve que c'est une chouette idée, et j'ai envie de vous parler de mon week-end qui me permet de commencer ma semaine gonflée à bloc, ravie de me lever pour participer au monde et en dénicher sa beauté qui se révèle sous ses aspects les plus anodins parfois ! (je vous rassure, je n'ai rien fumé)
Souvenez-vous, il y a deux mois je racontais la première session de ma formation de développement personnel ici. Cette formation, "Toutes les femmes que je suis", permet de mieux comprendre le féminin dans tous ses aspects (c'est ouvert aux femmes mais aussi aux hommes qui sont très concernés!). J'aime beaucoup cette formation car j'apprends à mieux me connaitre, mieux comprendre mes comportements, à échanger, à penser à des choses qui me semblaient oubliées jusque-là. Je replonge par moments dans mon enfance, j'envisage l'avenir, j'appréhende le beau champ des possibles qu'offre la vie dans la connaissance et l'épanouissement de soi, des relations, des autres. J'adore apprendre ce dont on me nourrit à cette formation : pourquoi on n'apprend pas de choses si passionnantes à l'école ?
J'ai vraiment la sensation que je vais pouvoir construire consciemment et sainement la personne que je serai "plus tard"dans ma vie de femme, de mère...

Justement, le thème de ce module était "La mère" et je me suis tellement reconnue, bien que je n'en sois pas une ! Nous étudions les archétypes du féminin (la compagne, la jeune fille, la mère, la battante, l'amoureuse, la tête, la sœur) par le biais de déesses de la mythologie grecque, donc en plus on apprend à décrypter les mythes, c'est passionnant ! Nous travaillons parfois à analyser les contes de fée vus comme la psyché d'une seule et même personne (comme dans les rêves : nous sommes potentiellement tous les éléments du conte). En plus de cet enseignement et cet éclairage sur soi, nous travaillons chaque fois sur une émotion et un sens qui sont liés à l'archétype : ce week-end nous avons étudié l'empathie et le goût. Du coup, on a fait un petit atelier culinaire tous ensemble afin de "charger d'intentions positives" de la nourriture qu'on devait préparer pour tout le groupe, et un autre atelier de "dégustation à l'aveugle" afin d'apprécier consciemment un met sans l'aspect biaisé de la vue et de la connaissance de ce qu'on va mettre dans la bouche. C'était très intéressant : beaucoup d'images, de souvenirs me sont apparus.
Et pour clôturer le week-end, petit atelier de créativité sur le thème des cycles, intimement lié au thème de la mère. On a du représenter notre parcours de vie, comme on le voulait (par le dessin, la peinture). C'était un exercice que j'ai trouvé douloureux et difficile mais passionnant, j'en suis sortie complètement lessivée.

A la fin de chacun de ces week-end de formation, je me sens vraiment enthousiasmée car ce qu'on apprend est inédit, passionnant, nous permet de travailler sur nous (car il s'agit, avant tout, de développement personnel) et ça me convient. Tout au long du mois, nous avons un travail personnel à faire : noter ses émotions, repérer les situations de triangle dramatique que l'on vit, travailler sur la "question de vie" élaborée au cours du week-end pour chacun, et contacter son binôme afin de parler de tout ça d'ici le mois prochain...

Je sens que je vais encore me lancer là-dedans avec grand plaisir, en attendant le prochain module !

PS : J'avoue qu'en relisant mon article, je me dis que j'en ai sans doute perdu en route, ne me prenez pas pour une tarée, c'est juste différent de ce dont on a l'habitude mais c'est fascinant... Si vous avez l'impression que j'ai parlé en russe mais que ça vous intéresse que je vous parle un peu plus d'une chose ou d'une autre, dites-le moi !(Bon et j'avoue que mes images ne sont pas adaptées mais elles sont jolies... )

Et vous alors votre week-end ? Comment envisagez-vous votre semaine, avez-vous passé un bon lundi?


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Aujourd'hui je me souviens...

... je me souviens de ce 11 mars 2011 où j'ai écrit le premier billet sur mon blog. Tout était prêt depuis plusieurs semaines, j'avais un peu peur de me lancer, et puis un soir, sur le canapé de mon appartement, à Toulouse, j'ai posté... je me souviens ce sentiment d'étrangeté qui m'a saisie, de honte d'avoir écrit quelque chose d'un peu niais. Je me rappelle avoir supprimé et re-publié trois fois mon message, pas très sûre de moi. J'étais fascinée par ce nouvel espace qui m'appartenait désormais. Puis j'ai envoyé dans l'univers des billets, de plus en plus nombreux, sans savoir qui allait me lire, comment les gens tomberaient sur mon blog, comment il serait perçu : j'en lisais très peu à l'époque. Et j'ai eu la belle surprise de me rendre compte que ce journal intime ouvert à tous était lu, apprécié, commenté. Grâce à lui, j'ai fait de belles rencontres, virtuelles et réelles. J'ai partagé des idées, des points de vue, des bons plans, des livres, des attentions. Quand je me replonge dans mes anciennes publications, je me souviens de chaque moment qui a entouré l'écriture du billet, ils sont comme des clés permettant à ma mémoire de se rappeler ce passé si proche et pourtant lointain à cause du tourbillon dans lequel on vit au quotidien. J'ai adoré raconter mon périple en Inde et au Népal, je n'ai jamais fini ma chronique, de peur que le voyage soit réellement terminé, mais j'ai aussi parlé de mes coups de coeur, de mes colères, de mes états d'âme... J'ai enfin osé reprendre la plume après des années d'inhibition, j'ai commencé à participerje suis donc plutôt émue, parce que ce blog m'a apporté beaucoup de choses, directes et indirectes, et j'espère que cela continuera.

Merci aux fidèles qui me suivent depuis le début, à ceux qui sont arrivés après, aux anonymes qui ne se font pas remarquer, merci de vos gentils messages, de vos attentions, de votre soutien.
Et pour ceux qui en auraient envie... on peut toujours se boire une tasse de thé !

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jeudi 8 mars 2012

Le Printemps - jeu d'écriture

Elle le trouvait touchant dans sa laideur. Pourtant, il fallait que cette comédie cessât : elle ne voulait pas le blesser ni prendre ses airs de grande princesse, mais elle n'aurait pu imaginer un instant céder à ses avances. Le chauffeur de son père était adorable mais ventru ("horriblement ventripotent" s'était même exclamé sa mère lorsqu'elle l'avait vu la première fois) et son teint était d'un rubicond dont elle ne parvenait à définir clairement l'origine : était-ce la boisson ou sa timidité maladive qui le faisait rougir dès qu'elle lui apparaissait ? Elle le sentait mélancolique, déçu de la vie qui l'avait affublé de cet air un peu repoussant, de cette voix éraillée, de ce corps trop encombrant. Elle l'entendait parfois jouer de l'harmonica avec langueur lorsqu'il attendait le père d'Héloïse pour l'emmener à ses rendez-vous. Ceux-ci pouvaient avoir lieu n'importe quand, et le chauffeur devait toujours être disponible. Quelle vie !

Elle pensait à tout cela en se promenant dans le jardin, la lettre à la main, souriant à la vue d'un nid d'hirondelles dans les branches du vieux bananier stérile, humant les amandiers en fleurs, caressant délicatement les boutons de rose qui promettaient des senteurs extraordinaires, un peu plus tard dans la saison. Les coquelicots qu'elle apercevait contre la clôture seraient bientôt d'un rouge vif qui attire l’œil et annonce l'été. Le soleil était déjà haut dans le ciel d'un azur éclatant : on l’appellerait bientôt pour le déjeuner. C'était son dernier jour à la maison ; les travaux commenceraient demain et pendant toute la durée du chantier, elle serait chez sa grand-mère. Ses parents s'étaient "ruinés", encore selon l'expression de sa mère, pour agrandir la maison où "ils se sentaient à l'étroit maintenant qu'elle était plus grande". Pourtant, elle allait partir à l'université, cet automne, poursuivre ses études de philosophie. Elle lut à nouveau la lettre, sur laquelle des lignes, tracées au crayon pour que l'écriture fut droite, étaient encore apparentes. Comment pouvait-il ainsi faire son apologie tandis qu'ils ne s'étaient parlé que quelques fois, avait-il perdu le nord ? Non, elle savait bien qu'il ne divaguait pas, elle aussi avait senti qu'il s'était bel et bien passé quelque chose. Lorsqu'elle lui avait apporté les tartines de beurre l'autre jour, préparées par la cuisinière, elle avait ressenti un magnétisme enivrant, elle se savait liée à lui mais elle n'aurait su dire pourquoi ni comment. Ces sentiments légers étaient nouveaux pour elle, et ne savait que faire : devait-elle faire un pas vers lui et céder à cette étonnante attirance ?

Les mots imposés pour cet exercice d'Olivia : automne – nord – chauffeur – ceux-ci – amandier – crayon – page – maison – chantier – ventripotent – azur – philosophie – rubicond – apologie – princesse – rose – bananier – clavier – nid – ruiner – harmonica – coquelicot – magnétique – beurre – comédie

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mardi 6 mars 2012

Pensée fugace

Humeur mélancolique ce matin. Je refuse pourtant de me laisser aller au désespoir, à la crispation, à l'anxiété. Je me suis réveillée à 4h20 du matin, autant dire que la journée va être très difficile à tenir au bureau. Mais je souhaite entamer cette journée sous le signe de l'espoir, de la beauté du monde, de la simplicité des choses. Malgré tout ce qui nous arrive, il est toujours possible de se raccrocher à l'essentiel qui nous anime, à le replacer au cœur de l'important. Le reste n'est que superficialité et contingence : c'est une question de changement de points de vue je suppose. C'est difficile et pourtant, c'est vital : ne garder en tête que l'essentiel. L'image de ces enfants me touche beaucoup : l'espoir est possible partout, la confiance indéfectible en la vie peut nous faire tout réussir, j'en suis certaine.

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