jeudi 9 juin 2011

Aller simple pour Paris

Et bien voilà, ça devait arriver. J'ai terminé mes cours aujourd'hui, c'était mon dernier jour pour toujours dans mon école de Toulouse. Maintenant, je vais commencer un super stage, et ne reprendre ma dernière année que dans un an, à l'étranger. Et demain matin très tôt, je prends un train en Aller Simple pour Paris. Je n'avais jamais pris d'aller simple. Je quitte donc ma petite ville rose définitivement. J'aurai passé deux années géniales qui m'auront fait évoluer, découvrir plein de choses, rencontrer plein de gens incroyables, déterminer ce que je veux dans la vie, et surtout ce que je refuse catégoriquement (tant dans mes relations avec les autres que dans l'univers professionnel).  Je crois que j'ai beaucoup grandi en 2 ans, et je suis contente de la tournure que prend ma vie. J'ai la précieuse chance d'être libre et de faire des choix indépendamment de quiconque, ce qui n'est pas le cas de tout le monde comme je le constate parfois à regrets dans mon entourage. La Blanche qui quitte Toulouse est plus forte et plus confiante que la petite khâgneuse qui y avait emménagé il y a deux ans.
Je suis un peu triste de partir car c'est un chapitre qui se termine, mais je suis terriblement excitée par ce qui m'attend ! Je vais être plus proche de ma famille, de mon Prince, de ma meilleure amie. Je vais pouvoir manger plus souvent des macarons à la Rose chez Ladurée, goûter à tous les cupcakes de chez Berko, aller à l'opéra et voir toutes les expos de la prochaine saison ! Mais le plus important, c'est que je vais ENFIN faire quelque chose qui me plait et me passionne, pouvoir travailler et que cela ait un sens. Je n'en peux plus de faire des études où règnent désordre, incohérences et ennui.
Je suis donc très heureuse à l'idée du prochain chapitre, même si d'ici-là, je vais devoir encore transporter des valises de mon déménagement dans le train (non, je n'ai pas fini, j'avais encore des valises disséminées dans plusieurs foyers toulousains depuis 1 mois), et trouver un appartement. Mais j'ai entièrement confiance, car c'est une nouvelle aventure !

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mardi 7 juin 2011

Episode 5 : Calcutta partie 1

L'air n'est pas le plus sain qu'on puisse trouver
Impossible de ne faire qu'un seul article sur Calcutta, car on y a passé 4 jours, et il y a trop à dire. C'est un endroit fascinant.
J'ai toujours trouvé que Paris est une ville très fatigante. Ça, c'était avant de connaitre Calcutta. Il y a dans cette ville une activité folle à laquelle je ne m'attendais pas du tout. Voilà ce qu'on m'avait dit de Calcutta: "C'est terrible, très pauvre, les gens meurent dans la rue, c'est affreux". Je craignais donc un peu d'y aller, ayant guère d'attirance pour le morbide. Et bien je vous détrompe tout de suite : Calcutta est sans doute la plus moderne des villes indiennes que j'ai vues.  Il y a de grandes avenues, avec des feux et des panneaux de signalisation (ce qui est totalement inexistant à Delhi apparemment).  Il y a bien sûr des quartiers plus pauvres et délabrés que d'autres, mais dans l'ensemble j'ai été surprise car c'est très construit. Comme ailleurs, on voit des kilomètres de fils électriques qui traînent partout, et pendouillent sur les trottoirs (il faut donc faire attention à ne pas s'en prendre un en pleine figure!)

Désolée, je ne vous épargne pas
On n'échappe pas non plus à l'odeur et la saleté par contre, ni aux montagnes d'ordures, qui sont les mêmes que l'on se trouve en Inde ou au Népal. Mais Calcutta a ses caractéristiques propres:  déjà, c'est une ville très communiste: il y a des affiches, tags et autres dessins de propagande un peu partout (ce qui surprend la première fois).
C'est aussi le seul endroit en Inde où l'on voit encore des pousse-pousse dans la rue. De plus, c'est une ville terriblement exotique, rien à voir avec Delhi : la végétation est luxuriante, avec des banians et des palmiers à tous les coins de rue. Je ne suis jamais allée en Amérique Latine, mais c'est comme ça que je me suis toujours figuré São Paulo ; donc le climat a été une agréable surprise bien qu'il ait fait très, très chaud, et très humide. Tellement que cela rendait tous les déplacements, les balades et les visites  pénibles.

Des pousse-pousse
Après les 24h de train, nous n'attendions qu'une chose : pouvoir aller se laver et prendre un bon petit déjeuner! Mais déjà, nous avons dû nous battre pour avoir un taxi à la gare, puis nous battre pour avoir un hôtel : il y avait un monde fou partout. Nous avons réussi à avoir une chambre dans un des meilleurs hôtels recommandés par le Lonely Planet qui ne nous quittait pas. On s'est même offert une chambre avec clim, mais qu'on regrettera par la suite comme vous le comprendrez.

Nous avons découvert (j'ai honte de ne pas avoir su ça jusque là) que Mère Thérèsa avait oeuvré près de 60 ans à Calcutta! Après une bonne balade et la visite d'un musée dans un beau bâtiment colonial bien conservé, nous sommes donc allées visiter le Mother Teresa Sarani dans un quartier glauque, peu  recommandable. Le lieu lui-même n'était ni accueillant ni chaleureux. Nous avons discuté avec un homme qui nous a raconté qu'il avait bénéficié de la protection de Mère Thérèsa et qu'elle l'avait beaucoup aidé. Il nous a d'ailleurs suivi longtemps pour que nous fassions des dons et allions rendre hommage à sa tombe. J'ai été surprise du culte qu'on lui voue là-bas, il y a même tout un commerce qui s'est développé autour d'elle! Comme la nuit tombait, nous sommes vite parties pour ne pas trop traîner là. La nuit, en Inde, ce n'est guère rassurant pour deux jeunes filles seules, dès que les magasins ferment et que les femmes commencent à rentrer, mieux vaut ne pas prendre trop de risques. Après un bon repas, nous nous sommes (encore) perdues pour retrouver l'hôtel, et nous avons pu enfin nous coucher et avoir une très bonne nuit de sommeil (de 10h!) mais nous avons été réveillées par un bruit étrange. Nous avons découvert avec horreur qu'une chose (vivante) était coincée dans la clim et grattait pour s'en sortir! Était-ce un pigeons, un rat, un rat-pigeon? Impossible de le déterminer. Nous avons donc vécu 4 jours avec des cafards (la routine quoi) et quelque chose qui agonisait dans la clim, tout près du lit, et passait nos précieuses nuits à gratter. L'hôtel a refusé de nous croire. Bienvenue à Calcutta!


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lundi 6 juin 2011

Nouvelle du jour : je suis un doudou!

Je me dois de faire une petite pause dans la série des aventures indiennes pour vous raconter ce qu'il m'est arrivé cette nuit.
Depuis mon retour d'Inde, je suis chez mon amie Hégémonie à Toulouse pour quelques jours de cours et une soutenance que j'ai eue lundi dernier (oui, après un mois de vacances c'est un peu dur). Hier soir, je suis rentrée de l'escapade à la mer avec mon Prince et j'ai retrouvé Hégémonie dans sa charmante maisonnette toulousaine. Une maisonnette mignonnette mais toute petite, donc nous dormons à 2 dans un grand lit.
En plein milieu de la nuit, collée contre le mur, je me suis réveillée en me demandant ce qu'il se passait. Il y avait un bruit étrange et comme une présence proche. Hégémonie ne me ferait jamais d'avances, ça non. Mais j'étais intriguée. Quelque chose s'agrippait à mon col. Et là j'ai compris : j'étais prise pour un doudou! Suçant son pouce comme ça lui arrive parfois, elle s'agrippait à mon tee-shirt et le triturait, comme les doigts d'un bébé avec son doudou. J'étais dans une posture délicate : fallait-il la (re)pousser et ainsi rejeter cet élan d'affection, ou la laisser faire et devenir un doudou vivant officiel?

Qu'auriez-vous fait à ma place?

Source images Weheartit

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Episode 4 : Quand vous rêvez de la SNCF pendant 24H

24h de train, en Inde, c'est commun parait-il. Chat m'avait raconté ses excellentes expériences en train, des rencontres formidables, et que ses meilleurs souvenirs d'Inde sont certainement ces voyages-là. Donc 24h ne me faisaient pas trop peur, j'avais hâte de vivre ça à mon tour.
En arrivant à la gare, très tôt le matin, j'ai été surprise d'y voir une foule dormir. Pas des gens sans abris : la plupart étaient des familles complètes, avec leurs multiples bagages, qui dormaient à même le sol de la gare et des quais, pour attendre leur train. Vous imaginez l'ambiance particulière.

Nous étions en classe "sleeper" : un bon compromis pour les longs voyages, les budgets moyens et un relatif confort (je n'ose imaginer les autres classes...). Ce sont des wagons ventilés, avec des box de 8 couchettes, dont certaines sont amovibles pour s'asseoir en journée et s'allonger le soir. Assez ingénieux.

Nos couchettes étant à plusieurs box d'intervalle, nous sommes restées au même endroit pour être ensemble. Il y avait tellement de monde que nous avons dû rester assises à 2 sur la couchette (en hauteur), avec un plafond bas (qui ne permettait pas de se tenir normalement assises) pendant à peu près 15h. Impossible de faire autrement, car il y avait 20 autres personnes dans le box. Au lieu de 6.
J'ai pu constater que les gens sont capables de s'entasser littéralement, sans broncher. Si on leur demande de se pousser, ils se poussent. Nous avons vu avec horreur 4 hommes qui ne se connaissaient pas qui ont partagé une couchette en hauteur pendant plusieurs heures. Bouches bées, nous avons vu des femmes et des hommes s'allonger par terre en plein milieu du passage, pour une petite sieste, ne se souciant guère des gens qui leur marchaient dessus en passant.

Puis, quand ça s'est un peu calmé et que les passagers ont cessé de gigoter partout, pour agrémenter un peu le voyage et nous empêcher de nous reposer, nous avons eu la joie de constater que l'occupant de la couchette voisine avait une valise sur laquelle grouillaient des cafards. Il en a infesté le wagon. Chat étant terrorisée, je suis restée des heures en position d'alerte, une chaussure à la main, à tuer systématiquement toute bestiole qui oserait s'aventurer dans notre périmètre.
Le soir, les gens ont commencé à éteindre les lumières (hé ho, il y en a qui lisent ici!!) donc il a fallu se rendre à l'évidence, on allait devoir se préparer à dormir. Chat est partie à sa couchette, me laissant là. Un horrible sentiment d'abandon m'a envahie, et a vite laissé la place à une sorte de terreur angoissée : j'allais devoir dormir là, avec ces insectes grouillants, dans cet endroit dégoûtant, sur une couchette en plastique trop dure, ne sachant pas s'il y avait des risques pour que je me fasse embêter ou voler mes affaires pendant la nuit. J'avoue que j'ai eu ma 1ère crise de larme. J'ai pensé à la douceur des trains de la SNCF, puis j'ai essayé de me calmer, de relativiser : de toute façon je n'avais pas le choix! J'ai "dormi" en me tordant le cou, complètement engoncée dans mon sac à viande (trop court, car oui je suis aussi trop grande pour ça) dans lequel j'avais mis tout ce qui dépassait : chaussures, sac, écharpe, pull et autres choses encombrantes, et il n'y avait plus guère de place pour moi. Finalement j'ai dû dormir 2h, jusqu'à être réveillée par les cris des vendeurs de Chaï. C'en était fini de l'angoisse nocturne, et l'aube signifiait qu'on allait  bientôt arriver à Calcutta!

Anecdote amusante : les indiens jettent tous leurs détritus par les fenêtres, alors quand on nous a vues en train de mettre consciencieusement tous nos déchets dans un petit sac plastique, je ne vous raconte pas les regards intrigués et curieux auxquels nous avons eu droit!
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vendredi 3 juin 2011

Episode 3 : Delhi

Voici donc le moment d'entrer dans le vif du sujet, ou plus précisément dans les péripéties de l'Aventure !
Après mes 12H de vol, je suis donc arrivée à Delhi. J'avoue que je m'attendais à un aéroport sale et plein de monde, je pensais que je devrais me mettre à l'entrée du tapis roulant et me précipiter pour récupérer mon sac, si je ne voulais pas me le faire piquer. Préjugés quand vous nous tenez ! Je me suis retrouvée dans un aéroport presque immaculé, avec très peu de monde (j'ai appris plus tard à mes dépends qu'on ne pouvait entrer dans l'aéroport que sous certaines conditions...ce qui m'a valu une crise de larme, vous saurez tout dans un prochain article). En sortant de l'aéroport, j'ai immédiatement été submergée par une vague de chaleur, on se serait cru dans un four. Le jour était levé depuis longtemps, le soleil semblait déjà haut (bien qu'il ne soit que 7H du matin). Et j'ai vu Chat qui m'attendait là. Quelle joie de la retrouver ! Nous avons pris un taxi, et direction New Delhi! Nous sommes allées prendre un petit déj sur une terrasse au 6ème étage. Comme je refusais fermement d'être malade (et je ne l'ai pas été de toutes mes vacances), j'ai été très prudente au début du séjour, donc pas question de manger ou boire quoi que ce soit de louche. Je me suis décidée à ne prendre qu'un lassi à la banane. C'était très bon et je voulais le savourer, mais grossière erreur : il faisait tellement chaud que le lait tournait à vue d'oeil !

Nous avons pris mon tout premier auto-rickshaw, pour aller voir Quwwat ul-Islâm, la première mosquée en Inde, construite vers 1200. C'est là qu'il y a le plus haut minaret  en briques du monde, ce qui était assez impressionnant! Il est d'ailleurs inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO. C'était un endroit énigmatique, avec de grandes pelouses et des ruines parfois très bien conservées. 
Puis nous sommes allées à Old Delhi en métro (il y a des wagons réservés aux femmes pour qu'elles ne se fassent pas importuner par les hommes). Nous avons mangé un Butter-Chicken absolument extraordinaire (poulet en sauce avec du riz et du naan), dans un boui-boui si peu reluisant que j'ai nettoyé 3 fois le goulot de ma canette de Coca avant d'oser boire. Repues, nous avons payé un cycle-rickshaw pour une visite du Old Market de Old Delhi : c'était incroyable, des rues entières consacrées aux étoffes, d'autres aux épices, aux perles, aux viandes, aux fruits... Il y avait une telle animation, je ne savais plus où poser les yeux! Nous nous sommes même retrouvées dans les embouteillages de Chandni Chowk, la plus célèbre rue de la ville, celle qu'on voit dans tous les reportages. Un tout petit peu cliché? C'était super car notre chauffeur nous a emmenée sur des toits surplombant une bonne partie de Old Delhi. Nous avons un peu eu peur quand on a vu où il nous emmenait, tellement le lieu était délabré et sale, mais ça n'était qu'une frayeur passagère, il voulait seulement être gentil et nous faire plaisir en nous montrant une jolie vue.

Nous sommes rentrées tôt car départ à 5H le lendemain pour la gare, direction Calcutta. J'ai passé une nuit atroce à cause de la chaleur, la chambre n'avait pas de fenêtre, le ventilateur me desséchait la gorge et notre bouteille d'eau est devenue très chaude en quelques heures. Mais je savais que je pourrai me reposer le lendemain, car 24H de train nous attendaient. Mais je me trompais... A suivre.
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mercredi 1 juin 2011

Episode 2 : Atterrissage dans un autre monde

Je suis dans un tel déphasage que je n'arrive pas à écrire. Je ne sais pas par où commencer, pourtant j'ai des millions de choses à raconter. Mais depuis mon retour, je me délecte tellement de petites choses que je retrouve, qu'il est difficile de me replonger dans l'Aventure en entier. J'ai l'impression d'être revenue d'un monde lointain et différent, d'une autre planète. Une planète où on se fiche de dormir à côté d'un cafard gros comme une barre de céréales ; où l'on fait ses besoins juste là, parce qu'on en a envie, devant tout le monde sur un monceau d'ordures, en relevant son pagne et en s'accroupissant ; où le lait qu'on me donne pour mon thé est un vague lait de chèvre coupé avec de l'eau et d'une couleur douteuse dans un pot crasseux.
Tout est différent. La relation au corps, à la nourriture, à l'environnement, aux autres. Je me suis sentie comme un Alien, déjà parce que nous étions deux "blanches", on nous regardait en nous dévisageant comme des bêtes étranges. A croire qu'ils n'avaient jamais vu d'Occidentaux de leur vie, pourtant nous sommes allées dans des endroits plutôt touristiques. En plus, rien n'était à ma taille. Je ne suis pas une géante (1m70) mais les indiens et les népalais sont de petite stature pour la plupart, alors je me suis un peu sentie disproportionnée : les tables étaient trop basses, il n'y avait pas de place pour mes jambes dans les bus (quand on a 13h de bus, c'est un peu gênant), et je me cognais souvent la tête. Même Chat, qui est un petit bout, était plus grande que bien des femmes et des hommes.
 Leur mode de vie est très communautaire, même quand ils ne se connaissent pas ils se parlent comme s'ils étaient des amis d'enfance, ils dorment à 3 inconnus sur la même couchette de train sans rechigner. Dans un certain sens, c'est bien plus agréable que notre individualisme extrême et notre horreur du contact avec les autres. On nous a beaucoup accostées, pour nous demander d'où on venait, depuis quand on était là, où on irait ensuite. Très sympa, mais cela allait toujours trop loin : ils voulaient notre adresse en France (?), faisaient les rabatteurs pour toucher une commission si nous allions dans tel hôtel, tel resto, telle boutique. Le plus rigolo, c'est qu'ils sont incroyablement curieux. Si vous cherchez quelque chose sur votre plan ou que vous regardez une photo sur votre appareil, soyez certain que quelqu'un regarde par dessus votre épaule. Si vous demandez votre chemin ou que vous négociez le prix d'une course en rickshaw, une nuée de gens vous encercleront, juste pour écouter même s'ils ne comprennent pas, et pour savoir où vous allez. Les chauffeurs se disaient systématiquement où ils nous emmenaient, juste par curiosité. En plus, ils adoraient nous prendre en photo : notre tête est certainement dans les photos de centaines de gens. Le plus impressionnant est de constater que l'Inde (ce qui est moins vrai pour le Népal), est un monde d'hommes. On voit très peu de femmes. Cela m'a marquée.
C'est une autre culture, et bien que cela soit très différent de ce dont nous avons l'habitude, c'est passionnant de voir le mode de vie d'autres populations, d'autres gens. Et d'accepter de renoncer à des choses pour apprendre à vivre différemment.


Une des premières choses que j'ai faite en arrivant en France samedi a été de boire un thé "Marco Polo" de chez Mariage, avec du bon lait. Quel délice. Depuis hier, je suis à la mer avec mon Prince Charmant, et j'ai acheté des fruits et des légumes par paniers entiers : qu'est-ce que ça m'a manqué! (oui, je n'ai pris aucun risque là-bas, résultat je n'ai pas été malade!) Je prend donc le temps de profiter de ce que j'aime avant de vous donner plus de détails, mais promis, ça viendra bientôt!
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dimanche 29 mai 2011

Episode 1 : De retour!

On dit souvent que l'Inde, soit on aime soit on déteste. Je ne suis pas du tout d'accord! Je pense que l'Inde, on l'aime ET on la déteste. Mon Aventure était incroyable : géniale et cauchemardesque à la fois! Certaines situations étaient un véritable enfer, mais quelle chance de vivre tout ça! Je disais dans un précédent article ce que j'attendais de ce voyage : "Se libérer du connu c'est mourir, et alors on vit". En ce qui me concerne, je crois que cela signifie que je vais pouvoir désormais vivre ma vie (connue) de façon beaucoup plus sereine, avec moins d'exigences, en appréciant mieux chaque instant. Nous avons dû vivre dans des conditions tellement lointaines de ce dont on a l'habitude, que les standards (d'hygiène, d'installations, de nourriture etc.) ont dû être revus très à la baisse. J'ai réalisé, tous les jours, à quel point j'ai la chance d'avoir une vie si libre. Un homme nous en a fait la remarque dans un train : une indienne ne se déplace pas seule, elle n'est pas libre et nous avons de la chance de faire un tel voyage. Diverses choses se sont révélées très précieuses car je ne les avais plus près de moi : certaines personnes, certaines choses à manger ou boire, certains éléments de confort. Je pense que ce voyage fou m'a changée, car j'ai dépassé de nombreuses limites : je sais désormais que je suis capable de dormir  par terre, toute seule dans un aéroport glacial, de me doucher à l'eau froide, dans une salle de bain où se promènent des cafards, de voir une souris passer dans un resto et de trouver ça normal... Je pense qu'une telle expérience est très importante pour apprécier encore plus les choses qu'on croit acquises. 
J'ai adoré ce voyage improbable, je ris déjà de choses qui, sur le moment, nous ont fait pleurer tellement on n'en pouvait plus. Tout était si différent de ce qu'on connait: prendre le métro, ou acheter un ticket est, là-bas, une véritable aventure! Entre le Népal et l'Inde du Nord, il y a beaucoup de différences culturelles, alors imaginez le fossé avec nous...
Je ne me suis jamais sentie si étrangère, car tout le monde dévisageait ces deux blanches comme si nous avions un bras qui nous poussait au milieux de la figure! Et en même temps, je ne me suis pas sentie en territoire inconnu, j'ai immédiatement eu l'impression d'avoir toujours connu un tel environnement. Chat m'avait prévenue que je risquais d'être choquée par la misère, la pauvreté, la saleté et les odeurs, mais étrangement j'ai été étonnée, mais pas choquée ni horrifiée, j'ai tout accueilli en brut. L'Inde et le Népal sont des pays de contraires : repoussants et attirants, beaux et laids, complexe et simple.

J'ai tellement de choses à dire, de situations rocambolesques à raconter! Je ne sais même pas par où commencer! En attendant les prochains épisodes, voila un petit aperçu :

- 18 jours
- 2 pays
- 12 lieux
- 8 hôtels
- 48h de train
- 23h de bus
- 15h de taxi

A suivre...
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vendredi 6 mai 2011

Je suis venue te dire que je m'en vais

Ça devait arriver. C'était prévu d'avance. L'Aventure commence. Elle avait déjà un peu commencé quand Chat m'a dit qu'elle partait étudier là-bas. Puis l'Aventure a fait un pas de plus le 30 janvier, quand j'ai acheté mes billets d'avion pour y aller. Mais là, elle a fait un grand saut et je suis en plein dedans : mon sac de routard est presque prêt, mon bob un peu ridicule me fait de l'oeil et m'attend impatiemment.
A la demande de Mamzelle carnet0,  je vais me projeter encore plus dans l'Aventure pour vous entraîner un peu en Inde et au Népal avec moi.
Pour mon sac, j'ai reçu de précieux conseils de KristalClear, qui prépare elle-même son voyage en Indonésie. J'ai aussi pu commencer à rêver grâce à aZZed et son récit de voyage thaïlandais, et à Chouyo, qui s'est installée à Bombay. Et pour moi, le GRAND DEPART, c'est dans 3 jours (Déjà ?! )
L'Aventure n'en serait pas une, si je connaissais le planning par coeur, d'ailleurs ça ne serait pas drôle. Mais je connais les grandes étapes du périple. Le reste, je le laisse aux bons soins de Chat, et de l'Inconnu. Là est toute la magie.
Arrivée à Delhi très, très tôt, Chat viendra me chercher (On ne s'est pas vues depuis le 1er janvier, et elle m'a manqué !) pour une première journée dans la ville. Et dès le lendemain, en route pour Calcutta. C'est très rapide pour s'y rendre...seulement 24H de train! Après quelques jours sur place, prochaine étape : Darjeeling, ville du Bengale! Peut-être verrons-nous des tigres ? Mais surtout, mes papilles frétillent d'avance de plaisir à l'idée d'aller dans cet endroit sacré du thé. Oui, je suis une adepte du thé, un peu comme MagicAlice, et je ne jure que par cela.

La suite ? Traversée de la frontière népalaise, pour rejoindre Katmandu, petit à petit, peut-être en s'arrêtant un peu dans des fermes de l’Himalaya, qui sait ? D'ailleurs, le 17 mai aura lieu une grande fête bouddhiste : Buddha Purnima, qui célèbre la naissance, l'éveil et la mort de Buddha. Où serons-nous ce jour-là ?
Enfin, nous avons prévu d'aller dans une réserve népalaise pour voir des éléphants (il parait qu'on peut se baigner avec eux, n'est-ce pas absolument incroyable ?! ) Le reste, et bien, il viendra à nous!

Me voila donc en train de finir de boucler mes affaires toulousaines, de récurer mon appartement que j'abandonne, de finaliser mes petits achats indispensables, de profiter de mon Prince, et lundi, mesdames et messieurs, attachez bien vos ceintures pour se préparer au décollage. L'Aventure commence.
Source images : Weheartit
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mercredi 4 mai 2011

Légèreté

Qui eut cru que la nudité et le vide d'un appartement pourraient apporter tant de bien-être, de calme, de délassement? Certainement pas moi! J'ai toujours aimé les pièces qui regorgent de tissus, de bouquins, de couvertures et autres fauteuils. Les pièces chaleureuses,  comme des "cocons". Mais là, je vis avec le nécessaire, le soleil rentre, brut et chaud, et illumine la pièce comme jamais.

J'ai l'impression de me débarrasser de ma mue, de faire peau neuve. Je suis prête pour de nouveaux défis, de nouveaux challenges. Avant ça, j'ai besoin d'une phase de transition. Du calme, de la sagesse, de l'inconnu et de l'intemporalité, encore. Quelle incroyable chance j'ai de pouvoir partir, j'en ai conscience! C'est exactement ce dont j'ai besoin, au bon moment. Et quelle excellente nouvelle : je m'envole pour l'Inde dans 5 jours!
Source image: Weheartit
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lundi 2 mai 2011

Débauche, Gloire et Beauté

Voilà en 3 mots un résumé de mon week-end. J’avais promis de raconter pourquoi je me devais de quitter mon coin de paradis à peine 48h après mon arrivée. Et bien vous allez comprendre où j’étais depuis 3 jours.

La débauche ? J’étais sur une île avec un peu moins de 1000 étudiants. Fête, alcool à flot, musique électro et que sais-je, non-stop et très, très fort. Donc je vous laisse imaginer le champ de possibilités d’activités qui s’offrait alors. C’est pour cet aspect-là que je redoutais ce WE depuis des semaines, car ce n’est pas exactement l’univers où je me sens le plus à l’aise.

La beauté ? Parce que nous étions sur une ravissante île au large de la côte varoise : l’Ile des Embiez. Le soleil était au beau fixe (j’ai encore pris un vilain coup de soleil), il y avait un tas de petites criques toutes plus jolies les unes que les autres, avec du sable blanc, des rochers de basalte et des parterres sauvages de plantes grasses fleuries. L’eau était fraîche mais pure (enfin, on en avait l’impression) et les chemins invitaient à des promenades agréables en pleine nature. Le panorama étais à couper le souffle, avec des très belles couleurs et une lumière magique.

Et enfin, la gloire ? Alors, il va falloir reprendre depuis le début, parce que je n’ai toujours pas expliqué ce que je faisais là. Je ne l’ai peut-être pas encore dit, mais je suis dans une Junior-Entreprise (kézako ? Allez voir ici !) depuis 2 ans, et mon mandat se termine dans quelques semaines. Le mouvement des J.E représente environ 2 000 étudiants en France, des énormes partenaires, plus de 150 structures. Et tous les 6 mois, nous avons des congrès. Donc j’étais au congrès national d’Eté, sur cette île de rêve. Au programme (outre la débauche et la beauté), des formations, rencontres et échanges avec d’autres Juniors, des entreprises etc. Mais surtout, c’est le moment de remise des prix divers pour lesquels nous pouvons participer tous les ans. Outre le label entrepreneur que nous avons gagné (une grande 1ère pour nous !) parmi les 5 labels, nous avons gagné le Prix d’Excellence, la plus haute qualification du mouvement. Nous sommes donc propulsés au sommet, en ayant des concurrents de très haut niveau, alors nous étions 30 places plus loin il y a à peine deux ans. 
Un beau cadeau de départ pour l’équipe. 

Un Week-end dont je me souviendrai longtemps en tout cas! 
Source images: Weheartit
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jeudi 28 avril 2011

Délicieuse intemporalité

Dans le tourbillon actuel, il m'arrive de me retrouver dans des situations absolument inconcevables. Hier, j'ai pris le train pour aller dans ma maison dans le Sud. En en descendant, j'ai soudain paniqué : "Au secours, mais où suis-je, et qu'est-ce que je fais là?!"  Me retrouver là m'a paru tellement irréel que j'étais comme déconnectée de ma propre vie. Cet endroit, c'est là où j'ai passé 2 ans de prépa, l'endroit des vacances, où le temps s'arrête. L'endroit où j'étais il y a à peine 10 jours. Autant dire que je le connais bien. Mais pour moi, le temps file à toute vitesse en ce moment, pas question de perdre une minute! Alors je cours, et parfois quand je m'arrête, je ne comprends plus rien. Dans une espèce de coma, j'ai réussi à rouler jusque chez moi, et en arrivant dans ma maison toute vide avec encore les traces des dernières vacances de Pâques en famille, j'ai poussé un râle de bonheur et me suis effondrée sur un canapé, heureuse.

Aujourd'hui, très vite agacée par mes révisions, j'ai tout rejeté loin et suis allée sur ma terrasse, pour entamer un nouveau bouquin dégoté dans la bibliothèque. Je me suis installée emmitouflée dans une grosse veste, pour regarder le jour décliner sur la mer. Avec le lever du soleil, c'est la meilleure heure pour être là. Les touristes avec leurs enfants brailleurs sont partis, et on peut apprécier le roucoulement des tourterelles, voir les hirondelles qui chahutent dans les airs, et surtout, voir et sentir la beauté du soir qui arrive, de la nuit qui tombe. Les odeurs se font plus fortes : le Jasmin picote le nez tellement ça sent bon, la Glycine chatouille les narines, et toutes les autres senteurs s'y mêlent fraîchement. Cela faisait une éternité que je n'avais pas observé le paysage, avec un silence comme celui-ci sans penser à autre chose qu'à cela. Le ciel se confondait avec la mer. Comme disait Proust (pour les asperges, lui) , le ciel était "finement pignoché d'azur et de mauve", et c'est vrai. Des teintes bleues et roses s'entrelaçaient, s'enroulaient et s'emmêlaient pour donner des strates colorées et infiniment changeantes. Un beau ciel marbré sans un nuage, avec un petit vent qui faisait de l'écume presque imperceptible dans les vagues. Un délicieux sentiment de protection, de calme et d'intemporalité m'a envahie. Coupée du monde, et en même temps dans le monde, en lien avec lui et mon ressenti profond. J'ai retrouvé mon moi, que j'avais un peu mis de côté en ce moment. Quel bonheur, quelles heureuses retrouvailles! Je suis restée là assez longtemps je crois, dans un demi-sommeil enivrant de calme et de volupté. Mon esprit s'est enfin reposé.




Malheureusement je quitte ce lieu aimé demain déjà, et je vous raconterai pourquoi. Encore une situation inconcevable et irréaliste dans ma réalité. Mais avant de partir, je compte savourer chaque instant passé dans ma maison, dans mon joli petit village de Provence que j'ai décrété comme ma nouvelle patrie.


Source images :  Weheartit
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mardi 26 avril 2011

Je hais les "libraires" de la Fnac

Après la parution de l'article d'Anyuka, "La couleur des sentiments" sur le blog "C'est quoi ce bazar?", je me suis précipitée à la Fnac pour acheter ce bouquin dont cette blogueuse, et de nombreuses autres, ont fait l'apologie. Et oui, depuis que je déménage et me débarrasse de tout, je n'ai plus aucun livre, à mon grand désarroi, sauf "Lambeaux" de Charles Juliet, un magnifique livre que j'avais presque fini.
J'ai bien vite trouvé ce volumineux livre de plus de 500 pages (je l'aurai volontiers pris pour mon voyage en Inde, mais franchement, jeter un si beau livre, si cher, dès la 1ère lecture, et au bout du monde qui plus est, je me suis dit, non non, j'en trouverai un autre et je me délecterai de celui-ci lors de mon petit week-end pascal à La Rochelle). Donc, je me promenais à travers les rayons, et je suis tombée sur le dernier Doris Lessing : Victoria et les Staveney. Doris Lessing, on la connait, les sujets de ses romans sont souvent récurrents, et comme par hasard, cela traite du même thème que La Couleur des Sentiments! J'ai envie d'en connaitre un peu plus sur ce monde de ségrégation.
Je vais donc voir un conseiller Fnac, et lui demande s'il a lu ces livres, et si oui ce qu'il en a pensé. Il n'avait pas lu Lessing, mais Stockett si. Et je lui demande son ressenti du livre (c'est ce qui m'intéresse le plus quand je parle d'un bouquin avec quelqu'un). Il n'a réussi qu'à me résumer l'histoire avec force grimaces (merci bien, si je veux acheter un livre de 600 pages, je suis CAPABLE de lire la 4ème de couverture). Ce crétin me raconte la fin en  une phrase réduisant le livre à une sorte de tas de fumier. Il n'a réussi qu'à me faire sentir à quel point ce livre est de la bouse et rien d'autre. Mais alors il m'a regardée de haut en bas, d'un air suspicieux, et m'a lancé que Lessing est bien plus au-dessus que l'autre, que ce n'est pas le même niveau d'écriture et de littérature. Merci, j'ai trimé en Khâgne, j'ai étudié la grande dame au prix Nobel, en Anglais dans le texte. Alors 130 pages écrits en caractères énormes ne m'effraie pas beaucoup. Je voulais avoir un ressenti, et bien je l'ai eu : il a voulu me faire comprendre son mépris pour les livres, mais pour les petites impertinentes comme moi qui se croient toutes permises à vouloir lire de "grands livres".
Et chaque fois, à la Fnac, c'est pareil. Je tombe sur des haineux, qui n'aiment pas lire, alors, que font-ils dans des rayons toute la journée? Il doit bien exister des libraires de la Fnac qui sont éclairés, mais malheureusement je n'ai jamais eu la chance de les dénicher.
 Vivement Paris, vivement le moment où j'aurai du temps pour traîner dans les librairies, les vraies de vraies, et de discuter avec des gens qui aiment ça, des passionnés . En tout cas, je n'ai pas écouté ce rabat-joie à qui j'ai rabattu le caquet bien vite et j'ai acheté mes deux livres, nah!
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jeudi 21 avril 2011

Des étoiles dans les yeux

Voila bien trop longtemps, à mon goût, que je n'ai pas écrit sur mes petites considérations quotidiennes, et cela me manque! En ce moment, des millions de choses m'encombrent l'esprit comme dans un étau, mais j'ai aussi des millions de joyeuses choses colorées et scintillantes qui me passent par la tête, alors je navigue entre joie et peine, rire et angoisse. Bien que parfois, "les bras m'en tombent" tellement j'ai de choses à faire avant LE départ (pas seulement en Inde, mais de Toulouse), tout va bien! C'est une période triste et heureuse. Une naissance plus qu'un deuil. La vie est belle et merveilleuse, et bien que tout ne soit pas rose, j'ai des étoiles dans les yeux tous les jours.
En ce moment, je me débarrasse de mes affaires et je vends tous mes meubles, tout ce que je peux. Moi qui suis une accumulatrice frénétique et une conservatrice acharnée, je me déleste de mes possessions avec un calme et une joie impensable. Je me sens plus légère. Comme disait très justement Dominique Loreau dans son bouquin sur L'Art de la Simplicité, on doit pouvoir se satisfaire d'avoir les choses les plus importantes dans une petite valise, comme le font les japonais. Ainsi, en cas de catastrophe, toute notre vie tient dans une valise pour partir vite. A méditer.
Mon avenir me semble flou et vague, mais en même temps très excitant. Quoi de plus magique que le champ des possibles qui s'ouvre à nous? Et cela a à voir avec mon envie de désencombrement matériel. Je veux pouvoir retrouver mon cocon doux et chaleureux quand je le veux, où je le veux. et ce blog est là pour ça. Où que je sois, je pourrai retrouver mon petit chez moi.

Comme me disait un ami hier, c'est un "tournant dans ma vie". Plutôt que de consommer et posséder à outrance, je préfère me délecter de belles images qui me parlent et me font rêver, me rappellent ma maison d'enfance et des découvertes de plaisirs futurs. La vie est belle, et si on se donne la peine de la regarder dans les yeux, on y trouve des étoiles éclatantes de couleurs et brillantes de joie, malgré tout le reste.
Source images : Weheartit
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dimanche 17 avril 2011

Quand un ballet se transforme en sombre messe espagnole

Ma semaine de vacance / travail s'est terminée aujourd'hui : oui, toutes les bonnes choses ont une fin. J'ai passé une très bonne semaine au bord de la mer, je me suis baignée, promenée, amusée, reposée. J'ai enfin pu respirer: le bon air marin, les fleurs, l'énorme glycine qui couvre une bonne partie de ma maison, le jasmin qui éclot peu à peu tous les jours, et la douceur de l'air un peu chaud et vivant. Un véritable paradis, un peu avec Hégémonie, un peu seule, un peu avec ma famille. Mais toute chose a une fin, et cela permet de nous amener vers d'autres choses, prévues ou inattendues! Donc pas de regrets : j'en ai profité à fond.

D'ailleurs, ce n'est pas du tout de ça dont je voulais vous parler. Cet après-midi, j'ai sauté du train et couru à la Halle aux Grains, l'une des salles de spectacles toulousaines. J'y retrouvais Hégémonie, pour aller voir un ballet. Je n'ai rien d'une danseuse, mais j'adore les ballets. Il m'est même déjà arrivé d'aller à Londres plusieurs fois, (presque) uniquement pour voir un ballet. Je me préparais donc à voir  Balanchine. J'avais cru que cela serait du moderne, ce que je n'affectionne guère, et, surprise! C'était bien plus classique que je ne pensais! Cela semblait se situer vers la guerre de 1870, et faisait pour moi écho à Rimbaud et Chateaubriand. Que du bonheur? C'est ce que j'espérais.
Mais ce tableau de Balanchine (la tête d'affiche, n'oublions pas) n'a duré que 25 tristes minutes, durant lesquelles nous n'avons rien saisi de l'histoire, l'association de couleurs des costumes était une véritable injure au regard, les pas étaient tristement basiques, et il y avait sans cesse des répétitions de pas et de figures. Puis vient l'extinction des lumières. Je retiens mon souffle quelques instants: est-ce que réellement, le spectacle est terminé au bout d'une petite demi-heure? Non, c'est bon, ce n'est que l'entracte. Mais ce que je ne savais pas à ce moment-là, c'est que le pire restait à venir.

En effet, les danseurs réapparurent au bout d'un moment, en tenue d'Eve, ou presque, et là, le désastre (je modérerais mon propos en disant qu'il s'agissait là de l'opinion d'une bonne partie de la salle seulement). Les tableaux se sont enchaînés, sans cohérence entre les costumes, la musique, les figures, les lumières. Une sorte de mélange musical entre les chants espagnols, des chants religieux en latin, le clavecin versaillais et les musiques de troubadours du Moyen-Age. J'oubliais: dans cette salle il n'y a pas de fosse à orchestre, donc la musique n'est qu'un disque qui passe, on entend parfois des petits grésillements. Il y avait certaines résonances rythmiques ou gestuelles qui étaient à la fois Chinoises, Égyptiennes, Espagnoles, Ecossaises et j'en oublie. Tout en même temps, avec par moments des textes lus en espagnol. Tout était froid, insensible. Les danseurs, sublimes comme toujours (il n'y a pour moi rien de plus beau que le corps d'un danseur classique: cela atteint parfois la perfection absolue et musclée d'un David de Michelangelo. Les costumes étaient soit inexistants, soit un mélange de lanières de cuir et d'épaulettes en velours moyenâgeux. Le pire moment a été  lorsque les danseurs sont arrivés, chacun portant un brûle-encens avec de l'encens d'église. La pièce s'est remplie de fumée à l'odeur d'enterrement, mes yeux me piquaient, bref, une catastrophe. Pourtant, c'était très beau d'un point de vue esthétique, mais tout était si mélangé, les danseurs n'avaient aucune émotion qui se dégageait de leur corps, seule une expression froide et indifférente, crispée, émanait d'eux. 
Et cela n'était pas Balanchine, mais Duato, le second spectacle, celui pour lequel on ne vient pas particulièrement mais qu'on nous impose. Dommage, mais en tout cas, nous avons bien ri. 

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jeudi 14 avril 2011

Ma soeur la fée

Avez-vous déjà remarqué que toute princesse ou héroïne qui se respecte a une bonne fée? Bon, certes, je ne suis pas une princesse à 100% de mon temps, mais j'ai une fée. Ce n'est pas une marraine de parenté obscure, non non, c'est ma grande soeur. Je voulais lui dédier un article car elle est non seulement ma fée, mais la fée de plein de gens! Cela mérite un petit hommage tout de même, non?
C'est très spécial, une fée. Ca ne fait pas sa princesse, non non, mais ça permet aux princesses d'être un peu moins paumées dans leur monde fleuri de...contes de fées! Ma fée à moi, elle est témoin de mes chagrins et de mes joies, elle supporte mes bavardages et mes plaintes. Elle m'aide à trouver des solutions, elle  est forte et ingénieuse pour beaucoup de choses : une vraie Géo Trouvetout! Pas étonnant que dès l'enfance, elle soit suronmmée "la trouveuse". Elle trouve toujours : un objet, une idée, un resto, un bon plan, une chouette attention qui fera très plaisir. Elle répand joie et apaisement autour d'elle.
Mais ma fée n'est pas toujours contente, parfois elle boude et fait la moue, comme toutes les fées d'ailleurs. C'est pour s'insurger contre les princesses qui peuvent être un peu pestes parfois (vous ne le saviez pas?). Et elles ont bien raison de bouder! Alors il faut prendre soin de sa fée, la chouchouter un peu (même si c'est clairement ELLE qui chouchoute!) pour qu'elle soit toujours scintillante et heureuse de disperser sa poudre de fée autour d'elle!
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mardi 12 avril 2011

Joyeux anniversaire à une blogueuse


J'adore la communauté des blogueuses, qui  me fait découvrir plein de choses tous les jours. Cet esprit de partage me plait beaucoup. Aujourd'hui je découvre que c'est l'anniversaire d'une de mes blogueuses préférées, alors je lui envoie un petit gâteau et un bouquet de roses pour fêter ses 40 ans.


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lundi 11 avril 2011

Découverte musicale

Merci à mon amie Hégémonie* pour cette jolie découverte. Belle chanteuse toute en rondeurs, avec une superbe voix, et clip impressionnant. A écouter!



* Non non, aucun parent n'a été assez cruel pour l'appeler comme ça! Mais les surnoms sont bien plus drôles.
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dimanche 10 avril 2011

N'oublie jamais

J'ai revu pour la énième fois hier soir ce sublime film de Nick Cassavetes, "N'oublie jamais" ("The Notebook"). Superbe et indescriptible, on rit et pleure, on s'émeut et on s'étonne, on soupire et on applaudit. Même après l'avoir vu plein de fois. J'ai eu envie de partager cela ici, mais impossible de raconter l'histoire...seulement de dire que c'est une très belle et touchante histoire d'amour dans un décor des années 1940, où les règles sociales sont reines. Les lumières, les décors et la musique sont incroyables et nous emportent loin dans le rêve. Je m'y retrouve beaucoup.

Je vous recommande chaudement ce film si vous ne l'avez pas vu, et pour vous faire une idée des belles images et de la musique de ce film émouvant, voici une petite série de photos musicales. Donnez m'en des nouvelles.

(PS : ce n'est pas pour rien que j'ai choisi une photo du film dans mon précédent article : le personnage Allie représente pour moi la joie de vivre, la beauté, la spontanéité, la jeunesse, en un mot : le bonheur).
Cliquer ici pour accéder à la vidéo
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samedi 9 avril 2011

Inde : J-30

Et voila, dans 30 jours, je m'envolerai pour Delhi. Cela parait fou! Entre temps, je dois trouver un appartement, déménager, passer mes examens, travailler, finaliser des tas de choses que j'ai commencées... et préparer mon voyage! Je vais rejoindre mon amie Chat qui y est depuis 4 mois. J'ai prévu ce voyage avant même qu'elle ne parte. Je pars pour 3 semaines de roadtrip, en Inde et au Népal.

Etat des lieux : vaccins faits, 1 kg de médocs, pansements et autres désinfectants achetés, visa obtenu (enfin, pas pour le Népal, mais on verra bien sur place). Reste à faire : acheter un sac à viande (très glamour, n'est-ce pas?), trouver des habits adéquats (et surtout un maillot de bain, et accessoirement des chaussures de marche), trouver une bonne âme pour me prêter un sac à dos. Il me faut trouver un bon bouquin aussi, pour les quelques 12h d'avion, et les dizaines d'heures qu'on passera dans les trains. Des suggestions?


Un ami m'a offert un livre de photos et de citations sur l'Inde, pour mes 20 ans. La première est de Jiddu Krishnamurti : "Se libérer du connu c'est mourir, et alors on vit". Je n'attends rien de précis de ce voyage, si ce n'est d'aller vers l'inconnu, ouverte et prête à accueillir. Me débarrasser de mes préoccupation, du matériel, du connu. Et vivre.
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jeudi 7 avril 2011

Une belle journée qui s'annonce très bonne

Me voila bien heureuse aujourd'hui! D'abord, je me suis réveillée très tôt (j'adore), avec une très bonne nouvelle. De plus, en ouvrant mes volets j'ai eu le bonheur de voir les arbres fleuris qui moutonnent littéralement sous mes fenêtres, ployant sous le poids de leurs fleurs qui embaument l'air. Je peux folâtrer en regardant le jour se lever avant de m'activer pour la journée, un pur moment de délice!
En plus, je pars à la mer cet après-midi (j'aime bien dire ça, j'ai l'impression d'être une enfant qui attends de partir en vacances à la plage, près de la porte avec son petit chapeau et son seau à sable) avec une amie. Quelques jours de vacances travail vont faire du bien!

La journée a donc très bien commencé, et elle sera certainement à l'image de mon humeur: JOYEUSE!
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